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Nicolas Sarkozy règle ses comptes avec les juges

Nicolas Sarkozy a accusé le Syndicat de la magistrature de partialité en lisant un extrait d'une lettre ouverte publiée dans la presse contre lui. Il a également chargé Claire Thépaut, l'une des deux juges en charge du dossier dans lequel il est mis en examen.

L'ancien chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, le 28 février 2014 à Berlin
L'ancien chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, le 28 février 2014 à Berlin Crédit : AFP/CLEMENS BILAN
Benjamin Hue
Benjamin Hue
Journaliste RTL

"Humilié" et "profondément choqué". c'est un Nicolas Sarkozy incisif qui a livré son explication à la mise en examen qui lui a été signifiée mercredi 2 juillet par les juges d'instruction Claire Thépaut et Patricia Simon.

L'ancien président en a profité pour régler ses comptes avec les juges, qu'il a accusés d'être instrumentalisés par le gouvernement de Manuel Valls, surfant sur la thèse de l'acharnement judiciaire et reprenant l'argumentaire déployé depuis le début de la journée par la plupart de ses fidèles. 

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Pour sa première interview depuis sa défaite au deuxième tour de la présidentielle en 2012, Nicolas Sarkozy a accusé le Syndicat de la magistrature, marqué à gauche, de partialité. Pour étayer son propos, l'ancien président a brandi et lu un extrait de la lettre ouverte publiée par le syndicat appelant à voter contre lui à la veille de l'élection présidentielle, parce que "tout au long de [son] double quinquennat, pouvait-on lire, il n'a cessé d'affaiblir l'autorité judiciaire et d'attiser la haine de la justice".

La "violation d'un principe de droit fondamental"

Le retraité le plus actif de France s'en est pris à Claire Thépaut, l'une des deux juges d'instruction de son dossier, adhérente du Syndicat de la magistrature. "Pardon de le dire mais il est tout à fait invraisemblable que l'on ait trouvé un juge appartenant au Syndicat de la magistrature quand on connaît son engagement", a-t-il dénoncé, sans toutefois demander explicitement le dessaisissement des juges d'instruction.

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Interrogé sur le fait que ses récents déboires seraient une revanche des juges, Nicolas Sarkozy a répondu que "la revanche, lorsqu'on est magistrat, c'est la violation d'un principe de droit fondamental. Tout justiciable a droit à un juge impartial".

"Je demande à ceux qui nous écoutent ou nous regardent : qui aimerait pour trancher un différent entre lui et la justice, avoir en face de lui un magistrat dont l'obsession politique est de détruire la personne contre qui il doit instruire à charge ou à décharge", a-t-il continué. La réponse du Syndicat de la magistrature n'a pas tardé. Le SM a accusé Sarkozy de "tenter de jeter le discrédit sur les juges".

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