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Primaire Les Républicains : le retour de Nicolas Sarkozy en 7 citations

PAROLES DE CANDIDAT (1/7) - Les personnes qui batailleront lors de la primaire Les Républicains sont désormais connues. Retour sur leurs parcours, leurs idées et leurs sorties en quelques déclarations phares.

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Primaire Les Républicains : le retour de Nicolas Sarkozy en citations Crédit Image : PATRICK KOVARIK / AFP | Crédit Média : RTL.fr | Date :
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
et Cécile De Sèze

Nicolas Sarkozy a validé la première étape de la longue route qui mène jusqu'à l'élection présidentielle de 2017. Ce vendredi 9 septembre, l'ancien chef d'État a déposé les parrainages nécessaires afin de valider sa candidature à la primaire de la droite. Sur les treize aspirant à se présenter, il a été le dernier à annoncer sa participation au scrutin. Alors que certains l'attendaient lors de son meeting à Châteaurenard, Nicolas Sarkozy a pris ses adversaires de court en se présentant dans un livre intitulé Tout pour la France

La campagne a été perturbée par la demande du parquet de Paris de renvoi en correctionnel de Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'affaire Bygmalion. Mais pas question pour le candidat à la primaire Les Républicains de ne pas répliquer. "J'aime les gens qui ont connu des hauts et des bas, qui ne sont pas plaints, qui ont serré les dents", a-t-il déclaré lors d'un meeting à Poissy.

1. "Travailler plus pour gagner plus"

Il ne s'agit pas d'un retour en arrière mais bien de la campagne pour la présidentielle de 2017. Pour cette élection, le candidat compte bien insister sur la défiscalisation des heures supplémentaires. D'autant plus qu'il avait mis en place cette mesure, supprimée par François Hollande, lors de son arrivée à l'Élysée. Nicolas Sarkozy explique donc que si une entreprise fixe à 40, le nombre d'heures hebdomadaires, la première heure défiscalisée sera donc la 41ème et non plus la 36ème".

D'après lui, "le salarié aura beaucoup plus que les heures supplémentaires puisque chaque mois il sera payé sur les 40 heures. Naturellement, l'augmentation du temps de travail passera par 36 heures payées 36, 37 payées 37 et 38 payées 38. C'est travailler plus pour gagner plus". L'ancien chef de l'État place le travail au cœur de son programme, en précisant, à l'antenne de RTL, qu'il souhaite donner une "priorité absolue au travail". "Neuf millions de salariés français ont bénéficié d'une augmentation de leur pouvoir d'achat grâce aux heures supplémentaires".

2. "On changera la Constitution"

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La polémique du burkini n'a pas échappé à Nicolas Sarkozy. Dans son dernier livre, Tout pour la France, il fait de l'identité l'un des axes majeurs de son programme. Alors que le candidat à la primaire Les Républicains préconise une loi "pour aider les maires" à trancher. Cette dernière concernerait le port du burkini sur les plages et dans les piscines. L'ancien président des Républicains estime que cela doit se faire "au nom de l'égalité stricte entre les hommes et les femmes (...) Chez nous, on n'enferme pas les femmes derrière des tissus (...) Pour moi, c'est une provocation d'un islam politique, extrémiste, qui teste la République". 

Cependant, le Conseil d'État a suspendu un arrêté anti-burkini à Villeuneuve-Loubet, le 26 août dernier. Une décision à laquelle s'attendait Nicolas Sarkozy. Mais le candidat à la présidentielle estime que "l'on ne peut pas laisser les maires seuls face à cette situation" et assure qu'il est prêt à "changer la Constitution s'il le faut".

3. "Une baisse d'impôts et des charges de 34 milliards d'euros"

Entre les meetings et les interventions dans les médias, cette phrase est une constante. Nicolas Sarkozy l'assure : "Dès juillet 2017, je présenterai un projet de loi portant sur la réduction des dépenses publiques de 100 milliards et un projet portant sur la baisse des impôts et notamment des charges de 34 milliards d'euros". Il précise que "34 milliards d'euros, ça ne s'est jamais vu"

Objectif, se "remettre au niveau de compétitivité avec les autres (...) cela veut dire plus aucune charge au niveau du Smic et on monte jusqu'à 1,6 Smic pour sortir les charges. Ce mouvement-là n'est pas un choix, pas une alternative, c'est vital : on le fait ou on meurt. On le fait ou on n'a plus d'agriculture". 

4. "Rétablir l'autorité de l'État"

Devant plus de 2.000 personnes venues assister à son premier meeting, à Châteaurenard, dans les Bouches-du-Rhône, Nicolas Sarkozy a renoué avec ses thèmes de prédilection en se concentrant sur l'immigration et l'identité. "Jamais dans l'histoire la fonction présidentielle n'aura été aussi affaiblie (...) Je ne serai pas le candidat de l'eau tiède, des demi-solutions (...) J'en ai assez que l'on prenne des faux prétextes pour ne pas agir. L'État de droit ne peut pas être un état de faiblesse". Il en profite donc pour critiquer le quinquennat de François Hollande.

Le président de la République a, de son côté, dépeint un portrait de son prédécesseur retranscrit dans le livre Conversations privées avec le président. "Il peut aller de tous les côtés (...) Il commence sur une ligne et finit sur une autre (...) Moi je ne dois pas bouger. C'est tellement difficile d'avoir une identité politique", explique François Hollande, qui le décrit comme étant inconstant, versatile et "sans colonne vertébrale".

5. "Tout ce qui aurait pu être fait depuis 18 mois, ne l'a pas été"

Lors de l'attentat de Nice, l'entente nationale n'aura pas été de mise entre les différents membres de la classe politique. Nicolas Sarkozy déclarait dans le Journal Télévisé de TF1 qu'il y a eu "sept attentats depuis celui de Charlie Hebdo, près de 250 victimes (...) Tout ce qui aurait pu être fait depuis 18 mois, ne l'a pas été". À l'époque encore président des Républicains, il avait demandé "la création de centres de déradicalisation. Pas un seul n'a été ouvert. Je souhaite que l'ensemble des personnes fichées S fassent l'objet d'une analyse précise. Et que ceux, suspectés de liens avec le terrorisme, qui sont étrangers, soient mis dehors".

Concernant la réserve nationale qui avait été annoncée par Bernard Cazeneuve, Nicolas Sarkozy expliquait que "personne ne pense que faire appel à la bonne volonté des citoyens pour les sortir de leur retraite et pour venir participer à une opération de sécurité ne soit pas bien. Mais il n'y a personne qui pense qu'on va résoudre le problème du terrorisme avec ça". 

6. "C'est quoi le Bon Coin ?"

La phrase a été lâchée le 12 mai dernier. Nicolas Sarkozy se trouve alors avec des entrepreneurs lyonnais quand il pose la question fatidique. Mais l'ancien chef de l'État a vite rattrapé sa maladresse en allant à la rencontre des dirigeants de l'entreprise. Il a ensuite posté un tweet : "Qui ne connaît pas le Bon Coin ? Et si nous parlions d'emploi ensemble ?" Le site de la société a immédiatement réagi en acceptant l'invitation. "C'est avec plaisir que nous parlerons d'emploi avec vous. Venez nous rencontrer quand vous le souhaitez". Une dizaine de jours plus tard, le rendez-vous a eu lieu.

7. Bonus : "Si Nicolas Sarkozy n'avait pas été là, l'opposition aurait éclaté"

Cette phrase élogieuse a été prononcée par l'un des fidèles de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux. Quelques semaines avant l'officialisation de la candidature de l'ancien président de la République, le député européen affirmait que sa "candidature est indispensable, parce que ce serait justice. Il porte depuis un an et demi le poids de la responsabilité de l'opposition sur ses épaules".

Il rappelle ainsi le rôle du président des Républicains qui s'est attelé à refonder le parti après la guerre des chefs entre Jean-François Copé et François Fillon. "Sa candidature est indispensable, parce que ce serait justice. Il porte depuis un an et demi le poids de la responsabilité de l'opposition sur ses épaules (...) S'il n'avait pas été là, l'opposition aurait éclaté", assurait-il au micro de RTL.

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