1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Nicolas Sarkozy n'était pas favorable à l'exclusion des Macron-compatibles
1 min de lecture

Nicolas Sarkozy n'était pas favorable à l'exclusion des Macron-compatibles

L'ancien chef de l'État a donné sa position à Laurent Wauquiez sur le cas des Constructifs et des membres du gouvernement au sein des Républicains. Le candidat à la présidence du parti n'en a pas tenu compte.

Laurent Wauquiez et Nicolas Sarkozy, le 2 juillet 2016
Laurent Wauquiez et Nicolas Sarkozy, le 2 juillet 2016
Crédit : LIONEL BONAVENTURE / AFP
Marie-Pierre Haddad

Le psychodrame de l'exclusion des Constructifs et des Macron-compatibles n'est pas encore du passé pour tous Les Républicains. Selon les informations de L'Opinion, de ce mercredi 8 novembre, Nicolas Sarkozy n'était pas favorable à ce scénario. L'ancien président de la République "n'a jamais été très favorable à des procédures d'exclusions. Son parcours le montre. Ce n'est pas dans son tempérament. il préfère le dialogue", confie un conseiller au journal.

Et c'est donc dans cette idée que Nicolas Sarkozy en a parlé à Laurent Wauquiez. Le candidat à la présidence des Républicains a fortement milité pour la position opposée, l'exclusion des membres du gouvernement et des Constructifs. L'ex-chef de l'État a "suggéré" à son ancien ministre (de 2010 à 2011 aux Affaires européennes puis de 2011 à 2012 à l'Enseignement supérieur, ndlr) "d'attendre d'abord son élection annoncée à la présidence du parti, puis d'inviter Édouard Philippe au prochain conseil national des Républicains, de lui proposer de s'exprimer et ensuite de lui répondre", raconte L'Opinion

Un élu proche des deux hommes politiques précise que "le maître mot de la stratégie de Nicolas Sarkozy reste le rassemblement, l'élargissement du spectre. Mais Laurent Wauquiez n'est pas sur cette position ; son analyse est différente. Il y a une césure entre eux à ce niveau-là". Quelques semaines plus tôt, L'Opinion rapportait les propos de Laurent Wauquiez : "On se ridiculise". Le candidat à la présidence des Républicains souhaitait que le dossier "soit réglé" avant l'élection. "Il ne veut ni débuter son mandat par une exclusion, ni que les impétrants prennent prétexte de son élection pour partir".

D'ailleurs, l'ancien chef d'État a partagé ses craintes concernant ces exclusions pour Les Républicains sur le long terme. Mais selon certains, "il est resté sur un schéma droite-gauche ; il ne saisit pas qu'avec Édouard Philippe et surtout Emmanuel Macron, les marges de manœuvre sont plus complexes"

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/