2 min de lecture Écoutes Sarkozy

Nicolas Sarkozy mis en examen pour "corruption active"

À l'issue de sa garde à vue, Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour "corruption active", "trafic d'influence actif" et "recel de violation du secret professionnel", mercredi 2 juillet.

Nicolas Sarkozy avait déjà été mis en examen dans le cadre de l'affaire Bettencourt, mais il avait bénéficié d'un non lieu.
Nicolas Sarkozy avait déjà été mis en examen dans le cadre de l'affaire Bettencourt, mais il avait bénéficié d'un non lieu. Crédit : AFP / Archives, Valéry Hache
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Coup de tonnerre dans l'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy. L'ancien président de la République a été mis en examen, dans la nuit de mardi à mercredi 2 juillet, pour corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel, a annoncé le parquet national financier.

Une décision intervenue à l'issue d'une garde à vue d'une quinzaine d'heures, mesure coercitive inédite pour un ancien chef de l'État. Nicolas Sarkozy avait déjà été mis en examen dans le cadre de l'affaire Bettencourt, mais avait bénéficié d'un non lieu dans ce dossier.

De nombreux chefs d'accusation

L'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, et le haut magistrat Gilbert Azibert l'avaient précédé dans le bureau des juges, qui leur avaient signifié leur mise en examen dans ce dossier.

"À l'issue de leur garde à vue, Nicolas Sarkozy, Gilbert Azibert et Thierry Herzog ont été présentés aux deux magistrats instructeurs chargés de l'information ouverte contre X le 26 février 2014 des chefs de trafic d'influence et de violation du secret de l'instruction", selon le parquet national financier.

Poste de prestige à Monaco

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"Conformément aux réquisitions du parquet, ils ont été mis en examen. Nicolas Sarkozy, des chefs de recel de violation du secret professionnel, de corruption active, de trafic d'influence actif, selon le communiqué ; Gilbert Azibert, des chefs de recel de violation du secret professionnel, trafic d'influence passif et corruption passive ; Thierry Herzog, des chefs de violation du secret professionnel, recel de violation du secret professionnel, corruption active, et trafic d'influence actif".

La justice cherche à déterminer si Nicolas Sarkozy, via Thierry Herzog, a cherché à obtenir des informations couvertes par le secret dans une décision attendue de la Cour de cassation dans l'affaire Bettencourt. En échange aurait été promise à Gilbert Azibert une intervention pour lui obtenir un poste de prestige à Monaco.

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