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Nathalie Kosciusko-Morizet veut supprimer le poste de premier ministre

La candidate à la primaire de la droite a dévoilé des propositions de refonte de notre système politique.

Nathalie Kosciusko-Morizet, le 14 avril 2015.
Nathalie Kosciusko-Morizet, le 14 avril 2015. Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Michael Ducousso Journaliste

Nathalie Kosciusko-Morizet la révolutionnaire ? Si elle ne participe pas aux débats de Nuit Debout, la candidate à la primaire de la droite souhaite réformer en profondeur notre système politique. En pleine campagne, elle fait plusieurs propositions pour changer nos institutions. Parmi celles qui feront sans doute débat, on retrouve l'idée de présidentialisation du régime. Cela signifierait que le président deviendrait le chef du gouvernement, que le poste de premier ministre serait supprimé et que le conjoint du président ne disposerait d'aucun statut.

Dans les colonnes du Parisien, Nathalie Kosciusko-Morizet explique : "Avec le temps, notre régime s'est présidentialisé. Autant en prendre acte en supprimant la fonction de premier ministre. Le président de la République deviendrait ainsi le chef du gouvernement, avec une équipe resserrée de dix grands ministres". Un changement exécutif qui s'accompagnerait d'une refonte parlementaire.

Redonner plus de place aux citoyens

L'autre proposition de la candidate tient en la réforme des élections législatives. Elles se tiendraient en même temps que l'élection présidentielle, pour désigner environ 200 sénateurs et 400 députés, contre 348 et 577 à l'heure actuelle. De plus, "les députés seraient élus avec une part de proportionnelle, permettant la représentation de tous les courants politiques dans l'hémicycle", comme le réclament certaines composantes de la gauche.

Enfin, Nathalie Kosciusko-Morizet semble s'inspirer du mouvement Nuit Debout et des militants contre la loi Travail en proposant de remplacer le Conseil économique et social - qui "ne marche pas" - par une Chambre des citoyens. "Elle fonctionnerait comme une plateforme en ligne et permettrait à chacun de soumettre une proposition de loi qui, dès lors qu'elle recueillerait au moins 500.000 signatures d'électeurs inscrits, serait obligatoirement débattue devant le Parlement".

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