2 min de lecture Calais

Mur "anti-migrants" : la maire de Calais menace de prendre un arrêté pour arrêter les travaux

Natacha Bouchart fait volte-face et annonce vouloir prendre un arrêté municipal pour interrompre les travaux de construction du mur "anti-migrants" à Calais.

La maire de Calais, Natacha Bouchart (illustration)
La maire de Calais, Natacha Bouchart (illustration) Crédit : DOMINIQUE FAGET / AFP
Clarisse Martin
Clarisse Martin
et AFP

Le 24 juin dernier, la première magistrate de Calais soutenait encore fermement ce projet, invoquant le fait que "La zone nord de ce qu'on appelle 'la Jungle', à côté du camp humanitaire, ne devrait pas exister". Pour cela, elle déclarait vouloir "poursuivre le travail de protection de la rocade menant au port. Les autorités sont en train de préparer l'élévation d'un mur de 4 mètres sur un kilomètre. Si on ne poursuit pas, c'est nous Calaisiens qui en subissons les conséquences". Elle avait également demandé que le mur soit végétalisé et qu'il soit anti-bruit, pour les riverains vivant à proximité de la rocade.

Virement de bord, trois mois après ces propos. Les travaux ont commencé mardi 20 septembre, et vendredi 23 septembre, l'édile menace dans un communiqué de prendre un "arrêté interruptif" des travaux, si elle n'avait pas une réponse sous huit jours du gouvernement. Auparavant, n'ayant aucune réponse du gouvernement sur sa demande de "non-démarrage de la construction", elle a fait établir la veille un "constat d'infractions" au code de l'environnement et de l'urbanisme pour stopper les travaux. Néanmoins, si Natacha Bouchart en venait à mettre en application la menace qu'elle brandit, la préfecture serait tout à fait à même de passer outre. Le cas échéant, la maire Les Républicains se dit prête à aller jusqu'au tribunal, car "les Calaisiens en ont ras-le-bol de voir des barrières et des barbelés partout, on se sent complètement enfermé".

La préfecture du Pas-de-Calais refuse d'arrêter les travaux

La préfecture du Pas-de-Calais a réagi dans l'après-midi du 23 septembre dans un communiqué, expliquant que ces travaux "se déroulent dans le strict respect de la légalité et ont été largement concertés", citant notamment la municipalité calaisienne comme interlocuteur privilégié lors de cette concertation. La préfecture ne compte donc pas revenir sur ce projet, et écrit que "vouloir arrêter la construction de ce mur végétalisé revient à envoyer un signal d'impunité aux passeurs". Ce mur, financé par la Grande-Bretagne, a pour but d'empêcher les assauts de migrants sur la rocade, qui essaient de monter à bord des camions en partance pour l'Angleterre.

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