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Municipales à Paris : de la rumeur autour d'une candidature Édouard Philippe

CONFIDENTIELS RTL - On prête au premier ministre Édouard Philippe l'intention d'être candidat potentiel d'union entre la droite et La République En Marche pour déloger Anne Hidalgo à la mairie de Paris.

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Municipales à Paris : de la rumeur autour d'une candidature Édouard Philippe
Crédit Média : RTLnet Crédit Image : ALAIN JOCARD / POOL / AF
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La rumeur est apparue pour la première fois la semaine dernière dans les colonnes d'un grand quotidien, reprise par quelques autres confrères. Le nom du premier ministre Édouard Philippe aurait été cité au groupe Les Républicains du Conseil de Paris comme candidat potentiel d'union entre la droite et La République En Marche pour déloger Anne Hidalgo de l'Hôtel de ville en 2020.

"N'importe quoi !", "Il n'en a jamais été question !" : voilà ce que tous mes interlocuteurs parisiens m'ont répondu quand je leur ai pourtant soumis cette hypothèse. À commencer par certains proches du chef de gouvernement, intrigués malgré tout.

Après vérification, c'est l'ancien maire du XVIe arrondissement Claude Goasguen, qui plaide ouvertement pour que la droite et le camp Macron fassent candidature commune, qui aurait lancé cette rumeur ou ce ballon d'essai, surtout destiné à semer la zizanie, explique-t-on dans son camp.

Beaucoup d'intentions prêtées à Philippe

Cette rumeur n'est pas la première concernant l'avenir politique d'Édouard Philippe. Car décidément, on lui prête beaucoup d'intentions. Il y a quelques semaines, son nom était évoqué comme tête de liste possible pour la majorité lors des élections européennes - qui tombent en 2019, à mi-mandat. Une hypothèse déjà balayée d'un revers de la main à l'époque par ses proches qui n'y voyaient, pour certains, qu'une tentative de fragilisation du Premier ministre.

Elle serait pourtant loin d'être idiote, à en croire un vieux sage de la politique plutôt proche d'Édouard Philippe : "Si j'étais Macron, je n'hésiterais pas une seconde. Il est plus facile de trouver un premier ministre qu'un leader européen. Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer, par exemple, ferait très bien l'affaire à Matignon. Et pour l'Europe, un ex-premier ministre français, de la jeune génération, poussé par Macron, ça aurait de la gueule".

L'actuel locataire de Matignon pourrait alors, en effet, prétendre à la présidence de la Commission européenne ou à celle du Parlement. Mais s'il parle quelques fois "poloche" (politique), comme il dit - notamment avec le petit groupe d'élus qui le soutiennent et qui lui rendent visite chaque mois à Matignon (la dernière fois, c'était la semaine dernière), le Premier ministre n'évoque cependant jamais ce scénario, selon mes informations. Devant eux, il avait au contraire lâché le nom de Michel Barnier. C'était début janvier.

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