2 min de lecture Marie-Arlette Carlotti

Municipales 2014 : le duel Carlotti - Ghali au coeur de la primaire socialiste à Marseille

La bataille fait rage à Marseille entre les six candidats à la primaire socialiste pour les municipales de mars prochain, et plus particulièrement entre les deux femmes en lice : Marie-Arlette Carlotti et Samia Ghali.

Marie-Arlette Carlotti et Samia Ghali, candidates à la primaire socialiste de Marseille pour les municipales de 2014
Marie-Arlette Carlotti et Samia Ghali, candidates à la primaire socialiste de Marseille pour les municipales de 2014 Crédit : AFP
Etienne Baudu et Raphaël Bosse-Platière

Ils seront six à se disputer l'investiture socialiste pour les élections municipales à Marseille. Dimanche, les militants, mais aussi les simples sympathisants PS de la cité phocéenne qui le désireront, choisiront le ou la candidat(e) qui défiera Jean-Claude Gaudin, actuel maire UMP, en mars prochain.

Une primaire ouverte, avec en lice quatre hommes - Patrick Menucci, Eugène Cazelli, Christophe Masse et Henri Jibrayel - et deux femmes - Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l'exclusion, et Samia Ghali, médiatique sénatrice des quartiers Nord de la ville. Et il n'est pas impossible que les deux candidates se retrouvent au second tour de cette primaire.

Deux femmes aux styles opposés

Tout semble opposer les deux femmes, à commencer par leurs styles vestimentaires respectifs. La ministre s'habille chic et sobre. La sénatrice, elle, a délibérément choisi, et depuis longtemps, les couleurs vives qui attirent l’œil.

Pour faire de la politique, il faut aimer les gens, et moi j'aime les gens

Samia Ghali
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Mais Samia Ghali, 45 ans, est avant tout instinctive et maligne. L'an passé, elle a été propulsée sous les projecteurs après son appel à l'armée pour lutter contre les trafics de drogue.

Samia Ghali en veste jaune faisant campagne pour briguer l'investiture socialiste pour la mairie de Marseille
Samia Ghali en veste jaune faisant campagne pour briguer l'investiture socialiste pour la mairie de Marseille Crédit : AFP
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La recette a plu, et la sénatrice laboure le terrain, aussi à l'aise dans les cités que sur le vieux port. "Je reste toujours la même : abordable, accessible, près du terrain, au plus près des gens, à l'écoute. Pour faire de la politique, il faut aimer les gens, et moi j'aime les gens."

Marie-Arlette Carlotti, 61 ans, n'est quant à elle pas arrivée sur le devant de la scène grâce aux phrases choc. Sa principale force, pense-t-elle, c'est son statut de ministre.

Il faut que Jean-Noël Guérini s'en aille, parce qu'il fait du tort à l'image de Marseille

Marie-Arlette Carlotti
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Marie-Arlette Carlotti annonce sa candidature à la mairie de Marseille, le 21 mars 2013.
Marie-Arlette Carlotti annonce sa candidature à la mairie de Marseille, le 21 mars 2013. Crédit : Gérard Julien - AFP

Son crédo : sa bataille contre Jean-Noël Guérini, le président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône mis en examen dans plusieurs affaires. "Je l'ai dit clairement : il faut qu'il s'en aille, parce qu'il fait du tort à l'image de Marseille. Mais ce n'est pas suffisant : il faut que nous prenions des engagements pour ne pas reproduire les systèmes qu'il a mis en place". Des propos plutôt incisifs, à l'égard d'un membre de sa famille politique.

Guérini ne veut pas s'impliquer dans la primaire

Le principal intéressée n'a pas manqué de répondre. "On a dit tellement de choses sur moi, on me met au centre de tous les débats", se défend Guérini. "Suis-je si important ? Qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu ? J'ai indiqué que je ne voulais pas intervenir dans les débats des primaires", a-t-il déclaré au micro de RTL.

Suis-je si important ? Qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu ?

Jean-Noël Guérini
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"Si je suis dans la campagne, c'est parce que certains ont fait de l'anti-guérinisme leur profession de foi, déplore le sénateur, en faisant allusion à la ministre. Mais s'en prendre à Guérini ne fait pas un programme pour Marseille et les Marseillais". Et Jean-Noël Guérini de conclure : "Non, je n'irai pas voter. Il y a des candidats, ils assument leurs responsabilités je ne veux pas m'en mêler. Ce n'est pas mon problème."

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