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Municipales 2014 en Corse : les nationalistes à l'assaut des grandes villes

Bastia, Ajaccio, Porto-Vecchio,... Forts de leur influence croissante dans la vie politique corse, les nationalistes partent à l'assaut des grandes villes de l'île. Avec plus ou moins d'espoir de l'emporter.

Jean-Christophe Angelini (au centre), leader de Femu a Corsica à Paris, en novembre 2013 (Archives).
Jean-Christophe Angelini (au centre), leader de Femu a Corsica à Paris, en novembre 2013 (Archives). Crédit : AFP / PATRICK KOVARIK
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Déjà au pouvoir dans plusieurs dizaines de communes, les nationalistes corses pourraient l'emporter le 30 mars prochain dans des villes comme Bastia, tenue par la gauche, ou Porto-Vecchio, à droite. Dans ces deux cités du Nord et du Sud de l'île, les deux tendances importantes du nationalisme, autonomisme et indépendantisme, présentent des listes séparées.

Mais a Ajaccio, c'est unies que les formations correspondantes, Femu a Corsica (Faisons la Corse) et Corsica Libera (Corse libre) se présentent face à la municipalité sortante, de gauche. Les nationalistes dits modérés de Femu a Corsica, qui compte 11 élus sur 51 à l'Assemblée territoriale (3 pour Corsica Libera), sont les mieux placés.

Porto-Vecchio, meilleure chance

Tête de liste à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud), Jean-Christophe Angelini estime que "les nationalistes vont jouer un rôle central, même si l'enjeu idéologique est moindre aux municipales" qu'aux territoriales où toutes tendances confondues, ils avaient obtenu 36% des voix en 2010.

Pour tenter de prendre le pouvoir à la droite, Femu a Corsica s'est allié à Porto-Vecchio, troisième ville corse avec 12.000 habitants, à la gauche socialo-communiste. "En dépit de la présence d'une liste Corsica Libera, c'est à Porto-Vecchio que les chances nationalistes sont les plus sérieuses", selon le politologue André Fazi.

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Maître de conférence à l'Université de Corse, à Corte, André Fazi a expliqué pour l'AFP qu'il n'y a en effet que "deux listes importantes, celle de JEan-Christophe Angelini réunissant l'opposition au 'rocca serrisme' (du nom du député UMP Camille de Rocca Serra dont la famille est au pouvoir dans le Sud depuis plusieurs générations) et celle du maire actuel, Georges Mela, héritier de cette tendance."

Des relations personnelles compliquées entre nationalistes

Mais, a-t-il ajouté, si la possibilité pour des dirigeants nationalistes d'accéder au pouvoir dans des grandes villes, "impensable il y a dix ans, est bien réelle, la situation varie sensiblement d'une ville à l'autre". Ainsi à Bastia, outre la liste PRG-PCF conduite par Jean Zuccarelli, fils du maire sortant, trois autres listes importantes sont en lice, la principale étant dirigée par le dirigeant nationaliste modéré Gilles Simeoni, les deux autres se situant sur la droite et sur la gauche de l'échiquier politique.

Mais, dans la deuxième ville corse (47.000 habitants), comme à Porto-Vecchio, le report au second tour des voix des indépendantistes de Corsica Libera sera "un facteur important car il n'est pas toujours certain en raison des relations personnelles entre dirigeants", a estimé André Fazi. "Ce comportement des nationalistes au second tour sera, selon lui, déterminant à Ajaccio" où le premier adversaire du maire sortant, Simon Renucci, qui conduit une liste de gauche, est le député UMP Laurent Marcangeli.

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