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Municipale au Pontet annulée : le maire FN va faire appel

Joris Hébrard, maire d'extrême droite du Pontet qui a vu son élection annulée par le Conseil d'Etat, a décidé de faire appel.

Joris Hébrard, le 1er avril 2014, au Pontet. (archives)
Joris Hébrard, le 1er avril 2014, au Pontet. (archives) Crédit : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Le maire FN du Pontet (Vaucluse), Joris Hébrard, va faire appel devant le Conseil d'Etat de la décision du tribunal administratif de Nîmes qui a annulé jeudi 16 octobre son élection.

"Bien évidement que nous allons faire appel", a indiqué à l'AFP le directeur de cabinet du maire, Xavier Magnin, soulignant que l'appel était suspensif et que Joris Hébrard restait maire dans l'attente de la décision du Conseil d'Etat.  "On est très confiants pour l'avenir, non pas pour le Conseil d'État, mais dans le vote populaire".

"Les élections municipales et communautaires ont été annulées", avait auparavant annoncé à l'AFP le candidat UMP Charles Toutain, se disant satisfait que le "tribunal nous a(it) rétablis dans notre légitimité".  "C'était assez prévisible pour le coup, 7 voix d'écart dans une ville de 17.000 d'habitants", a réagi quant à lui Florian Philippot, vice-président du FN auprès de l'AFP.

7 voix d'écart

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Le Pontet compte parmi les 11 villes remportées par le Front National ou ses soutiens lors des élections municipales du 30 mars. Le parti de Marine Le Pen avait arraché d'un petit rien cette ville de 17.000 habitants, proche d'Avignon. Le FN a également remporté une autre ville dans le Vaucluse, Camaret-sur-Aigues et la Ligue du Sud de Jacques Bompard en a remporté deux, Orange et Bollène.

Au Pontet, Joris Hébrard, un kinésithérapeute de 30 ans qui se présentait pour la première fois à une élection, avait créé la surprise en arrachant la victoire avec seulement 7 voix d'avance au second tour, récoltant 3.141 suffrages, contre 3.134 pour l'UMP Claude Toutain lors d'une triangulaire avec un candidat divers droite, Frédéric Quet.

"C'est une première bataille gagnée", a commenté Toutain. "Il y a eu des faits déloyaux lors de la campagne et le jour des élections de la part du candidat FN Joris Hébrard et de son équipe", a-t-il assuré.

Dans son jugement, le tribunal administratif "constate que 17 suffrages ne pouvaient être régulièrement comptabilisés à l'issue du scrutin du second tour". En cause: l'existence de différences "significatives" entre les signatures de ces 17 électeurs au premier tour et au second tour. "Compte tenu du faible écart de voix entre les deux listes arrivées en tête au 2e tour, que seulement sept suffrages séparaient, le résultat de cette élection ne pouvait être déterminé avec certitude", conclut le tribunal.

"Front républicain"

Lors du prochain scrutin, qui sera organisé si l'appel de Hébrard n'aboutit pas, Toutain a souhaité la constitution d'un "front républicain" pour battre le FN: "Le but est d'avoir une seule liste contre le FN pour que Le Pontet soit débarrassé de cette clique qui est totalement incompétente".

Le PS, lui aussi partisan d'une alliance, a d'ores et déjà saisi cette main tendue: "Nous ne partirons pas seuls", a réagi Miliani Makhechouche, le candidat PS aux municipales de mars qui s'était retiré in extremis avant le deuxième tour, sans toutefois apporter son soutien au candidat UMP. "J'ai carte blanche pour pouvoir construire un front républicain", a-t-il ajouté. Le pacte dépend selon lui des "conditions de construction d'une liste unique", avec l'UMP.

Faisant preuve d'optimisme dans l'hypothèse d'un nouveau scrutin, Philippot a estimé que "ça sera l'occasion pour le maire FN RBM (Rassemblement Bleu Marine, NDLR) de renforcer son assise dans la ville, de faire un score encore supérieur à celui qu'il avait fait la dernière fois, l'élection permettra de départager de manière nette et claire."

L'annulation de l'élection municipale du Pontet, ainsi que celle de la communauté de communes, intervient après six premiers mois d'un mandat émaillé de petites polémiques pour Hébrard. Au lendemain de son élection, l'édile avait fait voter par sa majorité une augmentation de 44% de ses indemnités, qui passaient de 2.470,95 euros à 3.227,45 euros. Cette délibération avait été annulée après un avis négatif de la préfecture de Vaucluse qui avait jugé cette hausse contraire au code des collectivités territoriales. Le maire avait également décidé la suppression de la gratuité de la cantine pour les plus démunis et retiré sa subvention au Téléthon.

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Joris Hébrard, maire d'extrême droite du Pontet qui a vu son élection annulée par le Conseil d'Etat, a décidé de faire appel.
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