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Mort d'Alexia Daval : Marlène Schiappa plutôt soutenue par le gouvernement

CONFIDENTIELS RTL - Les propos controversés de la secrétaire d'État chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes à propos de l'affaire Alexia Daval ont suscité des réactions diverses au sein de l'équipe dirigeante.

Marlène Schiappa, la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes
Marlène Schiappa, la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes
Crédit : AFP / Jewel SAMAD
Mort d'Alexia Daval : Marlène Schiappa plutôt soutenue par le gouvernement
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Mort d'Alexia Daval : Marlène Schiappa plutôt soutenue par le gouvernement
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Pauline De Saint-Rémy & Loïc Farge

Pour mémoire, dans un tweet d'abord, puis sur RTL, Marlène Schiappa a jugé "scandaleuse" la défense de Johnatann Daval, dont l'avocat a affirmé, avant de le regretter, que son client avait tué son épouse "par accident".

La secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes a également utilisé le terme d'"assassinat". Un terme qui suppose, en droit, la préméditation, alors que le mari d'Alexia Daval est mis en examen pour meurtre.

"Ingérence dans une affaire judiciaire en cours !", se sont insurgés en cœur de nombreux observateurs. Jusqu'au secrétaire d'État aux relations avec le Parlement et délégué général de La République En Marche lui-même.

Christophe Castaner a semblé désavouer sa collègue jeudi 1er février sur une radio concurrente, en déclarant qu'"un ministre n'a pas à commenter une affaire judiciaire". "Je n'ai pas à en juger", a-t-il même botté en touche par la suite à en réponse à la question "a-t-elle fait une erreur ?".

"Elle n'a pas franchi la ligne jaune"

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Une sortie donc aux airs de recadrage de la part d'un ministre proche du chef de l'État, avec lequel Matignon n'est pourtant pas tout à fait en phase. Dans l'entourage du premier Édouard Philippe, on n'hésitait pas, jeudi matin - après quelques heures de silence - à prendre sans ambiguïté la défense de la secrétaire d'État.

"Elle ne commentait pas une seconde l'affaire. Elle a pris toutes les précautions nécessaires pour respecter la présomption d'innocence. Elle ne faisait que critiquer ceux qui banalisent dans leurs propos les violences conjugales, ça n'a rien à voir", justifiait-on.

Quant aux propos de Christophe Castaner, l'ami du Premier ministre, les conseillers du chef du gouvernement ne les endossent pas du tout. "Marlène Schiappa a flirté avec la ligne jaune, mais ne l’a pas franchie. Il n'a pas voulu la recadrer mais rappeler un principe, il a été un peu brutal et maladroit", concédait un conseiller du Premier ministre.

Le recadreur recadré ?

Jeudi soir encore, alors que le chef du gouvernement et Christophe Castaner faisaient meeting commun dans le Val-d'Oise, le même certifiait, après concertation avec Christophe Castaner : "Nous sommes tous sur la même ligne. Schiappa a raison de dénoncer des propos sexistes. D'ailleurs une étude attentive de ses verbatims montre qu'elle n'a pas franchi la ligne jaune", répétait-il.


Avant d'enfoncer le clou : "Ne pas s'immiscer dans une procédure de justice ne veut pas dire ne pas débattre et ne pas communiquer". De quoi se demander si le recadreur n'avait pas été lui-même recadré.

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