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VIDÉO - Mélenchon ne donne pas de consigne mais assure qu'il ne votera pas FN

Après avoir refusé de donner toute indication, l'ex-candidat a assuré qu'il ne comptait pas donner sa voix au Front national.

Julien Absalon
Journaliste

Muré dans son silence depuis le soir du premier tour, Jean-Luc Mélenchon a fini par communiquer. Dans une vidéo publiée sur son compte Youtube, vendredi 28 avril en fin de journée, l'ancien candidat ne donne pas de consigne de vote mais assure qu'il n'offrira pas sa voix à Marine Le Pen lors du second tour. "J'irai voter. Je ne voterai pas Front national, tout le monde le sait. (...) Il y a un doute ? Un doute sur quoi ? Sur ce que je pense du Front national ? Mon opinion est affichée sur tous mes habits depuis cinq ans", dit-il en montrant sur son col le triangle rouge qui n'est autre que l'insigne des déportés politiques de la Seconde guerre mondiale. "Ça me met à distance de bien du monde dans cette affaire pour le deuxième tour", a-t-il poursuivi.

Pour justifier son choix de ne pas donner de consigne à ses militants, Jean-Luc Mélenchon explique : "Vous n'avez pas besoin de moi pour savoir ce que vous avez à faire. Je ne suis pas un guide, je ne suis pas un gourou. Ce que je vais voter, je ne vais pas le dire. Mais il n'y a pas besoin d'être grand clerc pour arriver à deviner ce que je vais faire. Mon rôle est de vous aider à rester groupés".

À la "manœuvre" pour les législatives

Jean-Luc Mélenchon fustige les deux qualifiés au second tour qui "portent un programme qui va diviser tout le monde et créer une pagaille inouïe". Concernant Emmanuel Macron, il y voit "l'extrême finance" qui va "raboter" les acquis sociaux des salariés. Concernant Marine Le Pen, il pointe le caractère identitaire très marqué de son projet : "C'est encore pire, elle va fouiller dans les berceaux, voir qui est Français qui ne l'est pas ou qui ne le sera plus".

Le représentant de La France insoumise a par ailleurs déploré les critiques des personnalités politiques enjoignant à voter Emmanuel Macron. "Tout le monde est pris à la gorge et est prié de s'aligner sur un choix. Ça tombe bien, il est hautement prévu d'avance ce choix. (...) C'est une violence qui est faite à la plupart d’entre nous (...) Ce que nous demande M. Macron, ce n'est pas un vote antifasciste, il nous demande un vote d'adhésion. Non, nous n'adhérons pas à ce projet", indique Jean-Luc Mélenchon, assurant être en "bonne santé" et qu'il compte "sans doute encore diriger la manœuvre pour les élections législatives qui arrivent".

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Depuis le début de la campagne de l'entre-deux-tours, Emmanuel Macron et Marine Le Pen courtisent, chacun à leur manière, les électeurs de la France insoumise. Le leader du mouvement "En Marche !" tente tant bien que mal d'insister sur la dimension sociale de son programme. Mais la campagne a laissé des traces. Jean-Luc Mélenchon avait, entre autres, accusé l'ancien ministre de l'Économie de vouloir "annuler le code du travail". La candidate du Front national a, de son côté, multiplié les appels du pied aux soutiens de la France insoumise. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Marine Le Pen les a encouragés à faire "barrage" à Emmanuel Macron.

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