1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Marion Maréchal-Le Pen tweete une vidéo controversée contre l'avis de Marine Le Pen
3 min de lecture

Marion Maréchal-Le Pen tweete une vidéo controversée contre l'avis de Marine Le Pen

La députée FN du Vaucluse a tweeté mardi une vidéo controversée de l'ex-conseiller aux affaires internationales de Marine Le Pen, que la présidente du FN avait pourtant expressément demandé de ne pas diffuser. SOS Racisme a porté plainte. Marine Le Pen a réagi.

Marion Maréchal-Le Pen, députée du Vaucluse, à l'Assemblée nationale le 12 novembre 2014
Marion Maréchal-Le Pen, députée du Vaucluse, à l'Assemblée nationale le 12 novembre 2014
Crédit : AFP / ERIC FEFERBERG
Benjamin Hue & AFP

Marion Maréchal-Le Pen fait-elle fi des injonctions de Marine Le Pen ? La benjamine de l'Assemblée nationale a diffusé sur Twitter ce mardi 20 janvier une vidéo controversée d'Aymeric Chauprade, l'ex-conseiller aux affaires internationales de Marine Le Pen, alors même que la présidente du Front national avait demandé de ne pas la diffuser "pour des raisons juridiques".

Une comparaison avec la montée du nazisme dans les années 30

Dans cette vidéo, Aymeric Chauprade, qui faisait partie des conseillers politiques de la présidente, évoque une "cinquième colonne" islamique en France. Comparant la montée du fondamentalisme à celle du nazisme dans les années 1930, il affirme que "la France est en guerre avec des musulmans, pas avec les musulmans, mais avec des musulmans". 

"On nous dit qu'une majorité de musulmans est pacifique, certes. Mais une majorité d'Allemands l'étaient avant 1933 et le national-socialisme", assure-t-il.

D'après lui, en France, "le vivier du terrorisme islamique, ça veut dire du passage à l'acte jihadique, est énorme, il est de l'ordre du million, ce qui ne veut pas dire que nous ayons un million de terroristes potentiels sur notre sol, mais ce qui veut dire qu'une cinquième colonne puissante vit chez nous et peut à tout moment se retourner contre nous en cas de confrontation générale".

Marine Le Pen a pris ses distances avec son ex-conseiller..

À écouter aussi

Selon plusieurs médias, la présidente du FN avait pourtant demandé dans une circulaire du 15 janvier adressée aux responsables locaux du FN, de ne pas relayer la vidéo d'Aymeric Chauprade "pour des raisons juridiques". Marion Maréchal-Le Pen, qui est secrétaire départementale de la fédération FN du Vaucluse, en était donc théoriquement récipiendaire

Lundi, Marine Le Pen avait ainsi expliqué sur France Inter que cette vidéo de dix minutes exprimait une "prise de position personnelle" d'Aymeric Chauprade. La présidente du FN avait également pris ses distances avec lui, expliquant qu'il n'est "plus (son) conseiller aux affaires internationales (...) depuis un certain nombre de jours".

... Qui pourrait perdre ses responsabilités à Bruxelles

Un nouvel organigramme du FN doit d'ailleurs être dévoilé dans les prochains jours. S'il a perdu son poste de conseiller, Aymeric Chauprade conserve pour l'instant son poste d'élu et de chef de file du FN au siège du Parlement européen - où la vidéo aurait été réalisée, aux dires du Petit Journal de Canal Plus. Mardi, Aymeric Chauprade a exprimé son incompréhension quant à la consigne donnée par sa présidente. "Je constate juste que c'est difficile d'accepter une certaine liberté d'expression au FN", a-t-li affirmé.

Mais Marine Le Pen a indiqué mercredi qu'elle songeait à retirer ses responsabilités de chef de délégation à son ex-conseiller. "À partir du moment où il refuse toute concertation préalable à ses prises de position et qu'il souhaite privilégier sa liberté de parole, il ne peut plus prétendre représenter et donc être la voix des 23 députés", a-t-elle indiqué à l'AFP.

"Depuis cet été, Aymeric Chauprade, probablement par une soif incroyable de reconnaissance, est incapable de la moindre discipline. Conseiller aux affaires  internationales, un domaine réservé de la présidence, il refuse de soumettre ses prises de position, ses textes et ses vidéos", a également déclaré Marine Le Pen au Figaro

SOS Racisme porte plainte

Mercredi, toujours, SOS Racisme a annoncé le dépôt d'une plainte contre l'eurodéputé frontiste à l'origine de la vidéo controversée. "Après les invitations à la remigration d'un Zemmour, c'est maintenant un des dirigeants du Front national, Aymeric Chauprade qui explique le plus tranquillement du monde dans une vidéo que "la France est en guerre contre l'islam", s'est indignée l'association dans un communiqué. 

"Dans un contexte où 116 actes antimusulmans, dont 28 contre des lieux de culte, ont été recensés en France depuis le début de l'année, et après les terribles attentats qui viennent d'avoir lieu, ces propos sont particulièrement  inacceptables", a ajouté son président Dominique Sopo.

L'association a demandé à son avocat d'engager une procédure "permettant la levée de son immunité de parlementaire européen et de déposer une plainte permettant de faire sévèrement condamner des propos appelant clairement à la haine et à la violence contre une partie de la communauté nationale à raison de  sa religion".

La rédaction vous recommande
À lire aussi

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/