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Marine Le Pen veut réserver le système de solidarité nationale "aux Français"

INVITÉE RTL - La présidente du Front national envisage de supprimer les aides sociales pour les clandestins et de les conditionner pour les étrangers en situation régulière.

Marine Le Pen sur le plateau du "Grand Jury" le 11 décembre 2016.
Marine Le Pen sur le plateau du "Grand Jury" le 11 décembre 2016.
Crédit : RTL / Frédéric Bukajlo / SIPA PRESS
Clémence Bauduin
Clémence Bauduin

Marine Le Pen n'a pas manqué de souligner la nécessité selon elle de frapper prôné la fin de la scolarisation gratuite pour les enfants des clandestins, puis une contribution au coût de l'éducation pour les étrangers en situation régulière. "On a un système de solidarité nationale qui est arrivé à saturation", justifie la président du Front national, invitée du Grand Jury ce 11 décembre. Pour parer à ce problème, elle identifie deux possibilités. "Il y a la possibilité Fillon et Macron qui veulent supprimer le système de solidarité nationale pour tout le monde" qu'elle oppose à sa vision qui consiste à dire que "pour sauver le système de solidarité nationale, il faut le réserver aux Français auxquels il appartient"

"On ne peut plus assumer gratuitement l'ensemble de l'accès aux aides sociales qui est aujourd'hui accordé aux clandestins, poursuit Marine Le Pen. Je pense qu'il faut appliquer la loi et que les clandestins comme leur nom l'indique sont clandestins – il faut donc d'abord les renvoyer chez eux". Concernant les enfants, "c'est de la responsabilité de leur parents que de les emmener dans une aventure qui consiste à venir dans un pays de manière clandestine", estime la candidate à la présidentielle 2017.

Un "délai de carence" pour les étrangers en situation régulière

"Je pense que les clandestins ne doivent plus avoir accès à aucune de nos aides sociales, ils ne doivent plus avoir accès à l'aide médicale d'État", affirme Marine Le Pen. Lorsqu'on lui rappelle que l'instruction pour la demande d'asile dure souvent des mois, durant lesquels les enfants son susceptibles de tomber malades, la candidate rétorque du tac au tac. "J'aurai totalement changé les conditions du droit d'asile pour éviter que nous nous retrouvions dans une situation où l'on crée des droits acquis à ceux qui sont arrivés sur le territoire sans avoir de droits et qui ne doivent pas avoir de droits", lance-t-elle. 

Quant aux étrangers en situation légale, Marine Le Pen "considère qu'ils doivent ou pourraient se voir appliquer un délai de carence avant d'avoir accès gratuitement au système de protection sociale, à l'éducation". Cette idée de délai de carence semble quelque peu floue des propos mêmes de la candidate. Il pourrait s'agir d'"une période d'un an ou de deux ans". Que les étrangers en situation régulière se rassurent : "au bout d'un certain temps, ce délai de carence prendrait fin et ils auraient alors accès à la gratuité"...

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