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Marine Le Pen sur RTL : "Un certain nombre d'entreprises ont besoin de l'État"

ÉDITO - Face à François Lenglet, la candidate du Front national défend sa vision du protectionnisme et de l'État interventionniste dans l'économie.

Marine Le Pen dans RTL Matin, le 8 mars 2017
Marine Le Pen dans RTL Matin, le 8 mars 2017
Crédit : frederic bukajlo / Sipa Press / RTL
Marine Le Pen sur RTL : "Un certain nombre d'entreprises ont besoin de l'État"
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Marine Le Pen : "Un certain nombre d'entreprises ont besoin de l'État"
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François Lenglet & Julien Absalon

La politique économique défendue par Marine Le Pen est-elle viable ? Cet aspect de son programme tourne autour de trois axes : d'abord la sortie de l'Union européenne pour retrouver de la souveraineté sur le budget, la monnaie et la politique commerciale, puis ce qu'elle appelle un "protectionnisme intelligent" et enfin une politique industrielle avec la mise en place d'un "État stratège" qui reprendrait la main sur de grandes entreprises.

Mais François Lenglet, éditorialiste de RTL, observe que bon nombre d'investissements menés par l'État ont échoué ou sont sur la mauvaise pente : le fiasco de l'EPR, la faillite du Crédit Lyonnais, l'entêtement sur le Minitel... De quoi installer un certain scepticisme autour de cette idée d'État stratège, qui a tendance à être créateur de "cimetière d'initiatives inopportunes et très coûteuses", selon le journaliste.

Pour Marine Le Pen, invitée mercredi 8 mars des Petits déjeuners de la présidentielle de RTL, les erreurs du passé ne se reproduiront pas avec elle : "L'État est un outil extrêmement performant, pour peu qu'il ne soit pas aux mains de gens qui sont dans le copinage, dans les conflits d'intérêt. (...) Je n'oppose pas l'État et les entreprises. Je pense que l'État a évidemment besoin des entreprises et qu'un certain nombre d'entreprises ont besoin de l'État pour créer des conditions positives du développement de leur activité".

D'après la candidate à la présidentielle, il en va de la place de la France vis-à-vis de ses concurrents. "Il y a ce qu'on appelle des entreprises stratégiques dont dépend notre indépendance nationale", explique-t-elle.

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La présidente frontiste, qui ne se dit pas "fascinée par les autres modèles" défendus par des voisins européens, assure qu'elle défendra "l'intérêt du peuple" en privilégiant une "vision du long-terme" en prenant pour exemple ce qui a été fait par le passé durant "la France de de Gaulle, de Pompidou". Elle veut ainsi mettre en valeur "notre identité économique" et c'est pour cela qu'elle "ne jettera pas le TGV".

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