3 min de lecture Marine Le Pen

Marine Le Pen retire la photo de James Foley de son compte Twitter

Après l'indignation de la famille de James Foley, Marine Le Pen a retiré la photo du journaliste décapité par Daesh.

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Marine Le Pen, présidente du Front national : "Je ne savais pas que c'était une photo de James Foley" Crédit Image : JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP | Crédit Média : Yannick Olland | Durée : | Date :
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Marine Le Pen a retiré jeudi matin de son compte Twitter la photo du corps décapité du journaliste américain James Foley,après avoir suscité l'indignation de la famille du journaliste. Elle avait postée cette photo la veille ainsi que deux autres, pour protester contre le "parallèle ignoble" effectué par un journaliste entre le groupe Etat islamique et le Front national.

"Je ne savais pas que c'était une photo de James Foley. Elle est accessible par tous sur Google. J'apprends ce matin que sa famille me demande de la retirer. Bien évidemment, je l'ai aussitôt retirée", a déclaré la présidente du FN. Les deux autres photos d'exactions de l'EI sont toujours accessibles sur son compte Twitter.

Diane Foley, la mère du journaliste assassiné, avait fait part de son incompréhension après la publication de ces photos sur le compte de la présidente du FN. "Voudriez-vous voir aux informations une photo de votre fils avec la tête tranchée ? Je ne veux pas que ce souvenir de Jim soit ainsi partout. Jim, ça n'été pas que cela. On a le sentiment que c'est très mal de sa part de rajouter encore de la douleur sur la famille. Rien de bon ne peut en sortir", avait-elle dit, au micro de RTL. La famille de James Foley avait auparavant publié un communiqué demandant le retrait de la photo.

Réagissant à l'enquête préliminaire pour "diffusion d'images violentes" ouverte mercredi soir par le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) à son encontre pour ces photos tweetées, Marine Le Pen a estimé que "toute cette opération vise à faire oublier le début de cette affaire", à savoir qu'un "certain nombre de personnes", dont le journaliste de BFMTV et RMC Jean-Jacques Bourdin, "se sont autorisées à faire des comparaisons scandaleuses, ignobles, entre Daech (acronyme arabe de l'EI) et Front national".

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Jean-Jacques Bourdin, qui a reçu mercredi matin Gilles Kepel, spécialiste du monde arabe, avait déclaré pendant l'interview: "Revenons sur Daech. Je voudrais revenir sur les liens... euh... entre Daech et le Front... enfin les liens, pas les liens directs entre Daech et le Front national, mais ce repli identitaire, qui finalement est une communauté... d'esprit, parce que l'idée pour Daech, c'est de pousser la société française au repli identitaire."

Malheureusement, la publication de ces photos horribles était le seul moyen de taper un grand coup sur la table

Marine Le Pen
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"Il n'est pas question pour moi de laisser les électeurs du FN être comparés à une organisation de barbares, d'assassins", a protesté Marine Le Pen. "Je ne laisserai jamais passer ce genre de choses. Avec le FN, tout n'est pas permis ! Malheureusement, la publication de ces photos horribles était le seul moyen de taper un grand coup sur la table", a ajouté la députée européenne. Elle a toutefois pris ses distances avec la décision de son conseiller politique, Eric Domard, de publier sur son propre compte une photo de victimes de la salle du Bataclan après le carnage du 13 novembre, qu'aucun média français n'avait publiée. Cette photo a également été retirée par Eric Domard de son compte Twitter dans la matinée de jeudi.

Le code pénal prévoit jusqu'à 3 ans de prison et 75.000 euros d'amende

Marine Le Pen a aussi dénoncé "la mauvaise foi du système", en estimant que le choix de l'article du code pénal sur lequel se fonde l'enquête est "d'un ridicule achevé". Le parquet de Nanterre a engagé sa procédure sur le fondement de l'article 227-24 du Code pénal. Selon ce texte, le fait "de diffuser (...) un message à caractère violent, incitant au terrorisme, pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine ou à inciter des mineurs à se livrer à des jeux les mettant physiquement en danger, soit de faire commerce d'un tel message, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende lorsque ce message est susceptible d'être vu ou perçu par un mineur".

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