2 min de lecture Marine Le Pen

Marine Le Pen : "Je suis à la gauche d'Obama"

La présidente du Front national s'est confiée pour un portrait dans le magazine américain "The Atlantic". Marine Le Pen s'explique sur son positionnement politique.

Marine Le Pen, présidente du FN.
Marine Le Pen, présidente du FN. Crédit : AFP
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Elle est décrite comme "la fille du diable" par le journal. Le site américain The Atlantic a publié jeudi un portrait de Marine Le Pen, s'interrogeant sur le parcours de la leader du Front national et sur son positionnement politique. Pour le magazine, la candidate à la présidentielle de 2012 devient de plus en plus "mainstream" dans le paysage politique français. Et c'est bien le message que Marine Le Pen cherche à faire passer dans l'interview qu'elle a accordé à l'auteure de l'article.

"Quand on dit extrême droite aux Etats-Unis, les gens pensent au Ku Klux Klan. Ils pensent à quelque chose de violent, de raciste", regrette-t-elle. "Cela n'a aucun sens. Nous sommes tous démocrates. Nous sommes centristes." Sur l'échiquier politique américain, Marine Le Pen se positionne là où ne l'attend pas forcément : "Je suis à la gauche d'Obama", estime-t-elle. Elle confirme ainsi ses propos tenus en 2011, dans un entretien à Reuters : "Obama est plus à droite que moi."

Nous sommes centristes

Marine Le Pen
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La journaliste de The Atlantic constate que la leader frontiste a "peut-être hérité de son père le goût de la provocation", mais elle affiche un visage bien différent. "Alors que Jean-Marie Le Pen était contre l'avortement, conservateur sur le plan social et un ardent défenseur d'un État en retrait, Marine est pro-choix, gay-friendly et interventionniste sur le plan économique, avec une tendance populiste", décrypte le magazine. Reste un point commun: le discours "nationaliste et xénophobe".

Le père optimiste pour l'avenir politique de sa fille

Jean-Marie Le Pen s'est également confié sur le parcours de sa fille, et se montre optimiste vis-à-vis de ses chances pour l'avenir : "Marine sera présidente, peut-être dès la prochaine élection", assure-t-il. "Cela me rend très nerveux, parce qu'ils ne nous laisseront pas le pouvoir à moins qu'il n'y ait une crise très sérieuse", affirme-t-il. "Ce sera nous ou à la mort."

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Mais la France a parfois des "sursauts providentiels", se réjouit Jean-Marie Le Pen. Un exemple, lui demande en guise de conclusion The Atlantic ? "Jeanne d'Arc. (...) Elle était là à une époque où la France semblait sur le point de disparaître."

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