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Marine Le Pen et son père menacés par deux procédures de redressement fiscal

Le fisc soupçonne la famille Le Pen d'avoir sous-évalué la valeur de deux de ses propriétés, notamment celle de leur hôtel particulier de Montretout, à Saint-Cloud.

Marine et Jean-Marie le Pen (illustration)
Marine et Jean-Marie le Pen (illustration) Crédit : MARTIN BUREAU / AFP
Félix Roudaut
Félix Roudaut

Déjà empêtrée dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs dont auraient bénéficié des cadres frontistes au sein du Parlement européen, une autre affaire vient perturber un peu plus Marine Le Pen. Cette fois-ci, c'est le patrimoine de la présidente du Front national qui intrigue les autorités. 

Selon les informations du Monde, Jean-Marie Le Pen et sa fille seraient visés par deux procédures de redressement fiscal pour avoir sous-évalué leurs biens immobiliers de près de 60 %. Conséquence : la candidate donnée favorite dans la course à l'Élysée pourrait devoir une coquette somme d'argent à l'État et être assujettie à l'impôt sur la fortune.

La première procédure s'intéresse au fameux hôtel de Montretout, à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), dont Jean-Marie Le Pen a hérité de façon controversée en 1976 des Lambert, une puissante famille ayant fait fortune dans le ciment. Juché sur les collines de Saint-Cloud, lui conférant une vue imprenable sur la capitale, ce domaine de 5.000 m2 dont Marine Le Pen possède 12,5 % des parts et Jean-Marie 75 %, est évalué par le "Menhir" à 2,5 millions d'euros.

C’est une maison mangée par les termites

Avocat de Jean-Marie Le Pen
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Une valeur minorée de moitié selon le fisc, qui évalue cette maison de prestige à cinq millions d'euros. "C'est une maison mangée par les termites, dont le parquet se casse sous les pieds. Elle est invendable au prix indiqué par l'administration fiscale", s'insurge maître Frédéric Joachim, l'avocat de Jean-Marie Le Pen. 

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Toujours est-il que selon le fisc, les 350 parts détenues par Marine Le Pen vaudraient non pas 142.800 euros, mais 362.000 euros. En conséquence de quoi l'État réclame 63.000 euros à l'eurodéputée. Selon Le Monde, une procédure de conciliation entre le fisc, d'un côté, et Jean-Marie Le Pen et sa fille, de l'autre est prévue. Le but ? Éviter un nouveau scandale à six semaines de l'élection-reine.

Une seconde procédure concerne cette fois-ci la maison familiale de Rueil-Malmaison, toujours dans les Hauts-de-Seine, dans laquelle vit le patriarche avec sa deuxième épouse, Jany Le Pen. Là encore, l'État conteste l'estimation du bien faite par le clan Le Pen. Marine Le Pen, qui possède la part la plus importante de ce bien, dément vivement ces accusations.

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