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Marine Le Pen charge "la déferlante migratoire" pour la rentrée du Front national

Lors de sa rentrée politique à Brachay (Haute-Marne) la présidente du parti a également mis le cap sur la prochaine échéance électorale : les régionales. Tout en tentant d'enterrer la crise avec Jean-Marie Le Pen.

Marine Le Pen fait sa rentrée à Brachay dans la Haute-Marne
Marine Le Pen fait sa rentrée à Brachay dans la Haute-Marne Crédit : FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
Cécile De Sèze
Cécile De Sèze
et AFP

Il n'y a pas que le Parti socialiste qui fait sa rentrée. Marine Le Pen a elle aussi fait sa rentrée politique samedi 30 août. La présidente du FN a mis le cap sur les régionales et livré un discours musclé sur la "déferlante migratoire". Sans oublier d'essayer de tourner la page Jean-Marie Le Pen. 

Alors que ce dernier a répété dans la matinée sur Europe 1 que dans l'"état actuel", il ne souhaitait pas la victoire de sa fille en 2017 à la présidentielle, Marine Le Pen n'a pas eu un mot sur le sujet devant ses 600 à 700 sympathisants présents sur la place du village, suivant ainsi sa volonté de sortir du terrain familial pour revenir sur le champ national. 

Cap sur les régionales

À quelques mois de la dernière échéance électorale avant la présidentielle de 2017, la tête de liste FN dans le Nord-Pas de Calais-Picardie, qui croit son parti capable de gagner "quatre à cinq régions", a préféré mettre l'accent sur ses ambitions. 

"Dès décembre prochain, nous pouvons préparer l'avenir et montrer la voie, transformer les élections régionales en aurore du renouveau national. Après, il restera 16 mois avant la mère de toutes les élections, pour que le peuple français redevienne maître chez lui, le seul et véritable acteur de son destin", a jugé Marine Le Pen.

L'immigration au cœur du discours

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Marine Le Pen a surtout insisté sur la "déferlante migratoire", au moment où l'UE connaît un afflux de migrants à ses frontières. "Ils le ne vous le disent pas et pourtant la situation de l'immigration est aujourd'hui en France totalement hors de contrôle (...). Tout a été fait sous Nicolas Sarkozy et François Hollande pour que cette vague grossisse, prenne du corps et aujourd'hui déferle à pleine vitesse sur notre pays", d'après elle. 

"Mon objectif est clair : arrêter l'immigration légale et clandestine", a-t-elle affirmé, alors que le FN prévoit dans son programme de limiter l'immigration légale annuelle à 10.000 entrées. "Ma méthode est limpide : se donner les moyens de le faire", a-t-elle poursuivi. Et d'énumérer ses souhaits : "Il faut des frontières nationales à la France", "décider qui entre sur ce territoire et le quitte", "renvoyer systématiquement à la frontière les clandestins" ainsi que "supprimer tout ce qui incite les étrangers et les clandestins à venir en France", en "abrogeant" l'Aide médicale d'État, en "revoyant de fond en comble la procédure de l'asile" et en "supprimant toutes les aides sociales liées au statut de demandeur d'asile." 

"Je demande de l'action, de la fermeté, qu'on mette l'islam radical à genou", a-t-elle également exigé, une semaine avant de réunir une université d'été de son parti à Marseille. 

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