3 min de lecture Présidentielle 2017

Marine Le Pen : ce qu'il faut retenir de son interview sur France 2

La candidate du "Front national" a mis l'accent sur son lien avec le peuple, sa lutte contre les élites et sa dissension avec son père.

Marine Le Pen sur France 2 le 30 avril 2017
Marine Le Pen sur France 2 le 30 avril 2017 Crédit : Capture d'écran France 2
benjamin pierret
Benjamin Pierret

Dimanche 30 avril, les deux candidats à l'élection présidentielle ont chacun accordé un entretien à Laurent Delahousse lors du Journal de 20 heures de France 2. À quatre jour du débat qui opposera les deux figures politiques, et à une semaine du second tour, Marine Le Pen et Emmanuel Macron se sont prêtés au jeu de l'interview. 15 minutes durant lesquelles ils sont revenus sur la campagne qui vient de s'écouler, sur leurs attentes pour les 7 jours restants et sur leurs espoirs concernant le quinquennat qui s'annonce. 

Durant ces quelques minutes, la candidate du Front national a semblé vouloir souligner la gravité du choix qui s'impose aux Français, en insistant sur la solennité et les superlatifs : la présidente en congé du parti frontiste évoque un "enjeu fondamental pour le pays", une "croisée des chemins" et un "enjeu de civilisation". Selon elle, c'est "la première fois depuis longtemps" qu'"un vrai choix se présente aux français, car fondamentalement les projets diffèrent totalement".

Marine Le Pen accentue son lien avec le peuple

La candidate a insisté sur son engagement auprès des Français. Elle évoque le "transfert d'énergie" qui se déroule durant les meeting : "Vous transmettez la foi que vous avez (...) C'est un lien particulier qui se crée entre vous et les Français." Celle qui affirme n'avoir "jamais été fascinée par le pouvoir" assure qu'elle ne fera "jamais rien sans le peuple" : "Je serai dans une relation permanente avec lui." "S'il décide de m'accorder le pouvoir, le pouvoir ne sera pas à moi ; il restera à lui", a-t-elle encore promis. "C'est devant lui que j'aurai en permanence des comptes à rendre."

À lire aussi
Emmanuel Macron lors de son meeting à la Bercy Arena en avril 2017 lors de la campagne présidentielle présidentielle 2017
Présidentielle 2017 : la plainte d'Anticor envers plusieurs candidats classée sans suite

La candidate de "l'amour"

Interrogée par Laurent Delahousse sur la confrontation et la fragmentation de la France que le Front national est accusé de manipuler, la candidate rejette ces termes : "Pas un mot de ce que vous dites n'est juste (...) un des fondements de mon engagement c'est de rendre à la France son unité. Les Français doivent se rassembler dans un projet qui est commun." Elle souhaite également réhabiliter l'image de la France dans l'esprit des Français : "Il y a des gens qui considèrent que la France est un concept dépassé, qu'elle est trop petite, que c'est regard, qu'il faut aller vers le mondialisme. Moi, je dis que ce mondialisme a engendré la mondialisation sauvage, c'est la guerre de tous contre tous, c'est la loi du plus fort." 

Marine le Pen refuse les accusations d'utiliser la colère des Français. Bien au contraire: "Mon étendard, c'est l'amour. L'amour que les français ont pour leur pays, à l'égard de leur culture, de leur identité, de leur paysage, de leur histoire. C’est l'amour qui fait bouger les français vers le projet qui est le mien."

Un positionnement anti-élite

Pour Marine le Pen, les élites sont simplement "la liste de soutiens de (son) adversaire. la CGT, le Medef, les grands patrons de presse, l'UOIF" ; "Toute une série de personnes qui depuis des années ont considéré que le peuple avait tort et que quoi que demande le peuple ce sont eux, les élites, qui décideraient à la place du peuple." Face à ces élites, guidées selon elle par des "intérêts privés", "le peuple a toujours raison. (...) Personne n'a raison contre lui : ni Monsieur Juncker, ni Madame Merkel, ni les artistes, ni le Medef, ni les syndicats, ni l'UOIF, ni les églises."

La rupture "définitive" avec Jean-Marie Le Pen

Marine Le Pen refuse d'être définie par sa filiation :"J'ai hérité de quoi ?" interroge celle qui a repris le parti co-fondé par son père en 1972. "J'ai hérité de rien. Je me suis présentée à la tête d'un mouvement politique et j'ai été élue." Elle marque également son indépendance par rapport à celui dont elle a repris le flambeau ; "La rupture politique est définitive. C'est peut-être encore plus dur quand on a des relations familiales d'être capable de rompre."

L'alliance avec Nicolas Dupont-Aignan, pour servir "l'intérêt supérieur du pays"

La candidate du Front national est également revenue sur son "accord de gouvernement" signé avec le candidat malheureux de Debout la France, annoncé le 29 avril. Si Marine le Pen est élue présidente, Nicolas Dupont-Aignan sera son Premier ministre. Si elle reconnaît les "divergences" qu'elle a eues avec lui par le passé, elle explique qu'ils en ont fait abstraction pour défendre "l'intérêt supérieur du pays". 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Présidentielle 2017 Marine Le Pen France 2
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7788353338
Marine Le Pen : ce qu'il faut retenir de son interview sur France 2
Marine Le Pen : ce qu'il faut retenir de son interview sur France 2
La candidate du "Front national" a mis l'accent sur son lien avec le peuple, sa lutte contre les élites et sa dissension avec son père.
https://www.rtl.fr/actu/politique/marine-le-pen-ce-qu-il-faut-retenir-de-son-interview-sur-france-2-7788353338
2017-04-30 22:44:10
https://cdn-media.rtl.fr/cache/uWtmmVGdMT1AbGF9v9gWXA/330v220-2/online/image/2017/0430/7788353830_marine-le-pen-sur-france-2-le-30-avril-2017.PNG