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Attentats en Isère et en Tunisie : "Nous vivons sous une menace terroriste majeure", dit Manuel Valls

Le Premier ministre utilise pour la première fois ce dimanche le terme de "guerre de civilisations".

Manuel Valls à Francfort (Allemagne) le 23 juin 2015.
Manuel Valls à Francfort (Allemagne) le 23 juin 2015.
Crédit : DANIEL ROLAND / AFP
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La rédaction numérique de RTL
Journaliste

Manuel Valls s'affiche grave et déterminé face au risque terroriste. Le Premier ministre met en garde contre une "menace terroriste majeure" et emploie, pour la première fois, l'expression de "guerre de civilisations". 
Invité ce dimanche 28 juin du Grand rendez-vous (Europe 1, iTélé, Le Monde), il estime qu'un "responsable gouvernemental doit être lucide et faire partager cette lucidité à son peuple : nous vivons sous une menace terroriste majeure", qu'il faudra "combattre dans la durée". Manuel Valls rappelle avoir parlé, en janvier, d'une "guerre" à mener "contre le terrorisme, l'islamisme radical, le jihadisme". Il a déjà souligné son action en termes de lutte contre le terrorisme depuis 2012 dans un entretien au JDD

Nous devons utiliser des moyens exceptionnels mais jamais d'exception.

Manuel Valls

"Nous ne pouvons pas perdre cette guerre parce que c'est au fond une guerre de civilisations. C'est notre société, notre civilisation, nos valeurs que nous défendons", a martelé Manuel Valls sur iTélé, employant pour la première fois l'expression "guerre de civilisations" publiquement. Il défend par ailleurs la politique du gouvernement pour lutter contre les attaques jihadistes. "Les moyens que nous avons mis en oeuvre sont à la hauteur de cette menace", défend Manuel Valls. Le Premier ministre dit aussi ne vouloir "en rien polémiquer", après des critiques à droite et à l'extrême droite. "Nous devons utiliser des moyens exceptionnels mais jamais d'exception", estime-t-il, assurant vouloir agir "toujours dans le cadre de la loi et de l'État de droit".

10.000 à 15.000 salafistes en France

Manuel Valls critique également les élus qui tentent de "diviser" les Français autour de "la question de l'islam". Il estime que "certains veulent exploiter" la question de l'islam "à des fins électorales". Quand on lui demande qui, il détaille : "l'extrême droite, les populistes, ce que j'appellerais le bloc réactionnaire", où il classe "l'extrême droite et, malheureusement, une partie de la droite". Et de préciser que, chez Les Républicains, "certains enfourchent les mêmes thèmes". 

Le salafisme est souvent l'antichambre de la radicalisation.

Manuel Valls

Le Premier ministre met par ailleurs en garde contre les dérives du salafisme. "Il y a entre 10.000 et 15.000 salafistes" en France, selon le chef du gouvernement, qui voit dans le salafisme "une vision extrêmement conservatrice de l'islam". À la question d'un journaliste, il répond : "Je reprends en effet votre formule : c'est souvent l'antichambre de la radicalisation, et la radicalisation, elle peut conduire au terrorisme". 

"10.000 Européens dans les rangs de Daech" d'ici fin 2015

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Interrogé sur l'opportunité de fermer les mosquées considérées comme salafistes en Francece que réclame Marine Le Pen, Manuel Valls avertit : "Nous devons faire attention à ne pas créer des amalgames". "Mais grâce au travail de surveillance notamment sur les lieux de culte, de prière, grâce au travail de renseignement, grâce au travail que nous effectuons aussi avec les autorités de l'islam, nous combattons les risques de radicalisation de ceux qui peuvent basculer dans le terrorisme". 

Sans reprendre à son compte le terme de "cinquième colonne", utilisé par certains à droite, Manuel Valls reconnaît qu'il y a "en France des compatriotes qui peuvent passer à l'acte". Évoquant les départs vers la Syrie et l'Irak, il estime que 5.000 Européens combattent actuellement avec les jihadistes. "Nous pensons, nos services considèrent qu'à la fin de l'année, il pourrait y avoir 10.000 Européens dans les rangs de Daech". 

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