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Manuel Valls : "Mayotte c'est pleinement la France"

En visite à Mayotte ce samedi, le Premier ministre a fait plusieurs annonces sur les sujets de la sécurité, de l'immigration et de l'éducation.

Le Premier ministre Manuel Valls et la ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem le 12 juin 2015, à Saint-Denis, sur l'île de la Réunion, lors de sa tournée ultramarine.
Le Premier ministre Manuel Valls et la ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem le 12 juin 2015, à Saint-Denis, sur l'île de la Réunion, lors de sa tournée ultramarine. Crédit : RICHARD BOUHET / AFP
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Après sa visite à la Réunion, Manuel Valls était ce samedi 13 juin à Mayotte afin de répondre à quelques inquiétudes locales sur les questions notamment de sécurité, d'immigration, d'éducation et de développement et de réaffirmer l'appartenance du plus jeune département français à la République.

"Mayotte c'est pleinement la France et la France est pleinement Mayotte" a clamé le Premier ministre dès ses premières déclarations sur l'île aux parfums, où il a été reçu, du chef-lieu Mamoudzou à Chirongui (sud) et Coconi (centre) par des foules de femmes en salouva, entonnant des chants traditionnels et dansant au rythme des biwis, ces bâtons de bambous.

Deux documents stratégiques signés

Accompagné des ministres de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem et de l'Outre-mer George Pau-Langevin, il signé deux documents permettant "d'ancrer" encore un peu plus l'île devenu département français en 2011. D'abord un contrat de plan État Région (CPER) pour 2015-2020 qui permettra d'injecter 378 millions d'euros à Mayotte. "L’État y apporte sa plus forte contribution de France, rapportée au nombre d'habitants", soit 880 euros par Mahorais et cinq fois plus que dans le reste du pays, a insisté Manuel Valls.

Ensuite, le document stratégique Mayotte 2025, annoncé l'an dernier lors de la venue du président Hollande, a été signé. Il engage l’État et les élus sur une vision partagée du développement économique, de cohésion sociale, de santé, et d'éducation.

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Interpellé par le président du conseil départemental Soibahadine Ibrahim Ramadani (droite) sur l'insécurité qui "pourrit" la vie des habitants, celui qui fut ministre de l'Intérieur a annoncé l'arrivée en août à Mayotte d'un peloton de gendarmerie supplémentaire (16 hommes) pour faire face à ce "fléau", notant "le niveau inquiétant de la délinquance".

Quant à l'immigration clandestine, qui "fragilise la cohésion de l'île" -- près de 80.000 migrants illégaux seraient sur l'île, qui compte officiellement 212.000 habitants -- , le chef du gouvernement a reconnu que, depuis Anjouan (Comores), "les départs de kwassa-kwassa ne cessent pas en dépit des moyens que nous avons déployés (radars, moyens nautiques, effectifs)". Un renforcement de 44 agents pour la police aux frontières en vue de l'ouverture d'un nouveau centre de rétention en septembre a été annoncé.

Éducation : 100 millions d'euros d'ici 2025 pour les classes du premier degré

Avec 87.000 enfants scolarisés, l'éducation est un défi majeur dans un territoire où presque tous les sujets sont classés "prioritaires". À Chirongi (sud), devant le chantier de réhabilitation d'une école primaire qui se dote d'une cantine, la maire de la commune Hanima Ibrahima (PS) a dressé aux ministres, stoïques sous un soleil ardent, la longue liste des difficultés : rotation des élèves par manque de classes, élèves mal nourris pour qui la collation scolaire est le seul repas de la journée, sans parler de l'application des rythmes scolaires ou la course "au quantitatif" dans le second degré.

Alors que 10 millions d'euros du ministère des outre-mer sont consacrés chaque année à la construction scolaire, Manuel Valls a affirmé l'engagement constant de l'Etat, ce qui portera "à 100 millions d'ici 2025" l'argent dédié aux classes du premier degré. À Coconi, dans l'unique lycée agricole qui draine 300 élèves de toute l'île dont certains doivent se lever à 3h00 du matin pour aller en cours, le Premier ministre a annoncé la création d'un internat mixte de 80 places pour un budget de 5 millions d'euros. Et de deux autres internats dans des lycées à Kawéni et à Dzoumougné, avec des financements Anru, selon le vice-rectorat, qui espère aussi obtenir une enveloppe de 30 millions de cette même Anru pour offrir une restauration scolaire à 35.000 élèves.

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