2 min de lecture Manuel Valls

Manuel Valls hausse le ton face aux frondeurs et tend la main au centre

DÉCRYPTAGE - Le Premier ministre a martelé son attachement à la gauche, jeudi 23 octobre, tout en réitérant ses propos de la veille au sujet de "la gauche passéiste". Au passage, il a taclé ses anciens ministres et les frondeurs.

Manuel Valls à l'Assemblée nationale, le 16 septembre 2014.
Manuel Valls à l'Assemblée nationale, le 16 septembre 2014. Crédit : ERIC FEFERBERG / AFP
RaphaelBossePlatière
Raphaël Bosse-Platière
Journaliste RTL

"Je suis socialiste depuis 30 ans", a déclaré Manuel Valls sur BFMTV jeudi 23 octobre. Au lendemain de son interview révélée par L'Obs, le Premier ministre a une nouvelle fois rappelé son encrage à gauche, sans pour autant renier sa préférence pour le centre, au détriment de l'aile gauche de son parti.

Très jeune, déjà, je me disais social-démocrate

Manuel Valls
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"Je suis membre [du PS] depuis 1980, a-t-il rappelé. J'ai soutenu Michel Rocard, j'ai eu la chance de travailler pour lui et Lionel Jospin. Très jeune, déjà, je me disais social-démocrate", a martelé l'ancien maire socialiste d'Évry, même si pour lui, "ce sont des débats, des étiquettes qui n'intéressent personne". "Ce qui m'intéresse, c'est l'efficacité", a-t-il précisé.

Les frondeurs et ex-ministres en ont pris pour leur grade

Mais voilà, la politique menée par son gouvernement ne fait pas l'unanimité au sein de sa famille politique. Une fronde qui a pris encore plus d'ampleur depuis que les anciens ministres, notamment Benoit Hamon et Aurélie Filippetti, ont dénoncé le budget examiné à l'Assemblée et qu'ils n'ont d'ailleurs pas voté.

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Nous vivons dans un monde ouvert, avec une économie de marché

Manuel Valls
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Le Premier ministre a réitéré sa volonté d'en finir avec "une gauche qui refuse de regarder la réalité en face". Et d'ajouter : "Nous vivons dans un monde ouvert, avec une économie de marché, (...) il faut regarder en face cette réalité."

Arnaud Montebourg n'a pas été épargné non plus. L'ancien ministre de l'Économie, pourtant discret ces derniers jours, défend avec ardeur l'idée d'une Vie République. "Je ne me retrouve pas dans ceux qui proposent de changer nos institutions, auxquelles je suis très attaché", a insisté Manuel Valls. Selon lui, les propositions du chantre du made in France représentent des "manipulations hasardeuses".

Quant au changement de nom du PS, "je l'avais déjà dit il y a quelques années", fait remarquer Manuel Valls. Quelques minutes plus tôt, Claude Bartolone a estimé sur RTL qu'il s'agissait "d'une faute". "Une faute parce l'on participe à un débat ?, a réagi le locataire de Matignon, vous me ramenez à des sujets qui n'intéressent pas les Français", a-t-il répondu.

Gouverner au centre pour contrer la menace FN

Le Premier ministre a ensuite réaffirmé sa loyauté envers François Hollande, dont il a apprécié "le mélange d'émotion et d'humour" lors de la cérémonie au cours de laquelle il a reçu la grand-croix de l'ordre national du Mérite. Mais il a aussi relancé le projet d'une "maison commune des progressistes", car "il faut être capable de se rassembler autour des valeurs républicaines".

Interrogé pour savoir s'il pourrait gouverner avec le centre, Manuel Valls a répondu "ça ne me poserait pas de problème". Car pour lui, "le risque est de se retrouver derrière la droite, derrière le FN, d'être sorti au premier tour de la présidentielle [de 2017]". 

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DÉCRYPTAGE - Le Premier ministre a martelé son attachement à la gauche, jeudi 23 octobre, tout en réitérant ses propos de la veille au sujet de "la gauche passéiste". Au passage, il a taclé ses anciens ministres et les frondeurs.
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