2 min de lecture Jean-Paul Huchon

"Manuel Valls a trouvé un lot de consolation pour son copain Jean-Paul Huchon", analyse Alba Ventura

REPLAY / ÉDITO - L'ancien président socialiste de la région Île-de-France devrait être nommé à la tête de l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières. Pourquoi tant d'égards ?

OlivierBost_245x300 L'Edito Politique Olivier Bost iTunes RSS
>
"Manuel Valls a trouvé un lot de consolation pour son copain Huchon", analyse Alba Ventura Crédit Image : SIPA | Crédit Média : Alba Ventura | Durée : | Date : La page de l'émission
L'invite´ de RTL - Alba Ventura
Alba Ventura et Loïc Farge

Jean-Paul Huchon n'est pas désœuvré. Il serait sur le point de prendre la tête de l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières. Vraiment étonnant ? On s'attendait un jour à ce joli cadeau pour services rendus. Un joli cadeau qui, s'il se confirme, sera un mandat de six ans rémunéré 148.000 euros bruts par an. C'est le journal Le Monde qui nous apprend que l'ancien président socialiste de la région Île-de-France, âgé de 70 ans, est donc pressenti à ce poste. À condition bien sûr qu'il n'y ait pas de conflit d'intérêt entre ce poste et celui d'ancien président du Syndicat des transports d'Île-de-France, qu'il occupait quand il dirigeait la région. Tour cela doit être vérifié par Matignon.

La décision finale reviendra bien sûr à François Hollande. C'est lui qui devra donner le top départ de cette nomination. Mais c'est Manuel Valls qui lui a concocté ce point de chute. Tout comme c'est le Premier ministre qui, depuis le mois de février, a confié à son copain Huchon une mission pour redorer le blason du tourisme en France, en berne depuis les attentats. C'est vrai que ce n'est pas comme s'il y avait Laurent FabiusAnne Hidalgo ou Valérie Pécresse pour se pencher au chevet du tourisme en France !

Jean-Paul Huchon a pu parcourir, au frais de la princesse, de grandes capitales comme Berlin, Londres, Madrid ou New York, pour se faire une idée de ce qui se fait ailleurs et pour, disons-le, éviter surtout de broyer du noir après que ses amis l'ont empêché de briguer un quatrième mandat à la région. C'est un joli lot de consolation. Parce que le principal intéressé s'était estimé injustement traité, humilié même.

Amis de trente ans

Petit retour en arrière. Nous sommes en mai 2015. Sept mois avant les régionales, les sondages ne sont pas bons pour la gauche. Jean-Paul Huchon, patron de la région depuis dix-sept ans, s'apprête à affronter dans une primaire sa vice-présidente Marie-Pierre de La Gontrie. Entre les deux concurrents socialistes, c'est la guerre. Il faut arrêter les frais. Là sort du chapeau Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale. Ce sera lui le nouveau candidat. Pour cela il faut se débarrasser des deux prétendants.

À lire aussi
présidentielle 2017
Macron, pris d'insomnie le soir de son élection, a fait quelque chose d'étonnant

On imagine même faire rentrer Marie-Pierre de La Gontrie au gouvernement. Ce qui est hors de question pour elle. On exfiltre Jean-Paul Huchon qui le prendra très mal. Huchon et Valls, c'est une affaire ancienne. C'est le réseau Rocard. Qui sait ce que le Premier ministre a promis à l'époque à son ami de trente ans pour éviter de faire de la résistance. On le sait maintenant.

On ne peut s'empêcher de repenser à ce que disait Manuel Valls après le coup de tonnerre des régionales. Il expliquait qu'on ne pouvait "plus faire de la politique comme avant". Franchement tout ça pour perdre la région. Enfin Jean-Paul Huchon lui n'a pas tout perdu.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Jean-Paul Huchon Manuel Valls Parti socialiste
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants