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Manuel Valls à la mosquée d'Évry : "Une seule exigence doit nous guider, celle de l'apaisement"

Présent lors de la rupture du jeûne du ramadan à la mosquée d'Évry, Manuel Valls a assuré qu'il n'y avait pas "deux poids deux mesures" au détriment des musulmans de France.

Manuel Valls a assisté ce vendredi 25 juillet à la rupture du jeûne du ramadan à la mosquée d'Évry-Courcouronnes.
Manuel Valls a assisté ce vendredi 25 juillet à la rupture du jeûne du ramadan à la mosquée d'Évry-Courcouronnes. Crédit : AFP / STEPHANE DE SAKUTIN
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le discours de Manuel Valls était très attendu après les critiques de la ligne du gouvernement sur le conflit israélo-palestinien. "En partageant ce repas de rupture du jeûne, je veux dire, avec force, que les musulmans de France, c'est la France", a déclaré le Premier ministre, vendredi 25 juillet.

"Il y a aujourd'hui trop, beaucoup trop, de paroles, d'actes, qui visent les musulmans de France", a-t-il déploré. "Il n'y a pas, comme je l'entends parfois, un 'deux poids, deux mesures'" au détriment des musulmans.

Ces derniers jours, le Premier ministre avait vivement dénoncé les actes et paroles antisémites qui avaient émaillé des manifestations pro-palestiniennes. Une manifestation pro-palestinienne prévue samedi à Paris a été interdite par crainte de violences et d'actes antisémites.

La manifestation pour Gaza interdite à Paris

Revenant sur les incidents des manifestations, "quand des casseurs se réclament d'une forme dévoyée de l'islam, ce sont les musulmans qui souffrent les premiers car ces actes nourrissent des amalgames insupportables", a-t-il justifié. "Ces groupes radicalisés s'en prennent à votre foi, à la noblesse du message de l'islam, à ses valeurs d'ouverture, de tolérance".

"Des indignations s'expriment, c'est légitime! Des manifestations s'organisent, c'est un droit fondamental! Mais rien, jamais, ne pourra justifier la violence, la haine de l'autre". "Pour nous qui sommes ici, en France, une seule exigence doit nous guider, celle de l'apaisement", a martelé le Premier ministre.

Des critiques exprimées par certains fidèles lors de son arrivée

Peu avant l'arrivée du Premier ministre, un groupe de jeunes fidèles avait exprimé ses critiques à l'égard de la position du Premier ministre et des médias, jugés trop favorables à Israël.

 "Sa visite, c'est de l'opportunisme, on ne peut pas critiquer d'un côté les musulmans de France qui défendent les Palestiniens en disant qu'on serait antisémites alors que nous-mêmes par définition sommes sémites", a déclaré Mohammed, enseignant de 30 ans dans l'Essonne, dénonçant le "parti pris" pro-israélien de François Hollande et Manuel Valls.

Puis ce sont quelques dizaines de personnes, dont des membres du collectif radical pro-Hamas Cheikh Yassine, qui sont venus crier des slogans comme "sionistes, fascistes, c'est vous les terroristes" ou encore "Israël assassin" aux abords de la mosquée.

"Je reçois des insultes (...) parce que je ne devrais pas recevoir Manuel Valls ce soir, alors que Manuel Valls, il est chez lui, il a toujours été parmi nous", a défendu le recteur de la mosquée, Khalid Merroun. Celui-ci a toutefois expliqué aux journalistes qu'il était opposé aux interdictions de manifestations, qui sont "un droit républicain".

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