1 min de lecture Alain Juppé

Mairie de Paris : l'UMP annonce des primaires ouvertes le 31 mai, Dati pas d'accord

Alors que six candidats se sont déjà fait connaitre, la fédération UMP de Paris a annoncé jeudi la tenue de primaires ouvertures du 31 mai au 3 juin prochain pour désigner le candidat de la droite (et du centre) aux municipales parisiennes.

Rachida Dati et Nathalie Kosciusko-Morizet ne s'affronteront pas en duel lors de la primaire UMP avant les munucipales à Paris
Rachida Dati et Nathalie Kosciusko-Morizet ne s'affronteront pas en duel lors de la primaire UMP avant les munucipales à Paris Crédit : AFP
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La rédaction numérique de RTL
et Jérôme Florin

La droite, qui tentera en 2014 de reconquérir à la gauche la Mairie de Paris (depuis 2001), a choisi le processus démocratique des primaires pour désigner son candidat pour les municipales de 2014.

Les primaires UMP, comment ça va se passer

Primaires ouvertes à tous les Parisiens moyennant trois euros

Ce vote électronique sera ouvert à tous les électeurs inscrits sur les listes électorales parisiennes, moyennant une inscription préalable et le paiement de 3 euros. Avec 50.000 votants , c'est auto-financé", a calculé Hervé Bennessiano, trésorier de la fédération. Toujours pour des raisons financières, il n'y aura pas de meetings mais "deux ou trois débats télévisés", a assuré Philippe Goujon.

Si nécessaire, un second tour sera organisé du 7 au 10 juin.  "Toutes les formations politiques de l'actuelle opposition municipale (UDI, UMP, libéraux, CNI, PCD, etc.) peuvent y participer sans exclusive", ajoute la charte qui a été adoptée à l'unanimité du bureau de la fédération de Paris et validée par les candidats déjà en piste. 

Six candidats déjà déclarés

Des candidats qui sont pour l'instant au nombre de six. Et ils sont presque tous encartés à l'UMP. La députée de l'Essonne Nathalie Kosciusko-Morizet , soutenue par François Fillon (39 ans), la maire du VIIe arrondissement Rachida Dati, très isolée (48 ans), le maire du Ier et chef du groupe au Conseil de Paris Jean-François Legaret (60 ans), le conseiller de Paris Pierre-Yves Bournazel (35 ans), le conseiller régional Franck Margain (Parti chrétien-démocrate, 51 ans). 

Le sixième candidat est  Douce de Franclieu, une inconnue  de 53 ans, ancienne mère de famille maintenant "sans profession si ce n'est candidate", qui défend une position "de droite libérale, girondine et anti-bobo". Les candidats doivent se faire parrainer par 10 élus parisiens de 3 arrondissements et 300 électeurs de 5 arrondissements, et déposer ces parrainages au plus tard le 2 avril à midi auprès du Conseil supérieur des primaires (CSP). 

Trois candidats, dont Dati, rejettent le règlement des primaires

Pour l'instant, trois candidats parmi les six déjà en lice -Jean-François Legaret, Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel- refusent le règlement des primaires. Dans un communiqué commun, les trois candidats "regrettent la complexité, l’opacité et l’inéquité qui président à la préparation des primaires à Paris"", soulignant que le système choisi, coûteux, "ne garantit en aucun cas la transparence et l’équité essentielles au bon déroulement et à la légitimité de ce scrutin"

Mme Dati et MM. Legaret et Bournazel "ne sauraient en conséquence accepter de telles méthodes qui aboutiraient à mettre en ouvre des primaires prétendument ouvertes avec un système totalement fermé et même verrouillé, donc tout à fait contestable", conclut le communiqué.

Balayés les doutes sur l'utilité d'une primaire, "l'objectif est de mettre en ouvre la procédure la plus démocratique et la plus transparente pour départager des candidats", a déclaré Philippe Goujon, président de la fédération UMP parisienne. La décision d'organiser une primaire n'a été prise qu'il y a un mois, quand François Fillon a finalement renoncé à se lancer dans cette bataille-là. "On a tiré les leçons de toutes les erreurs et de tous les échecs des élections internes dont la dernière", a-t-il assuré. L'UMP-Paris a donc tenté d'encadrer au maximum cette "première" d'une primaire pour des municipales.

Raymond Barre en charge du "traitement équitable des candidats"

Une instance de contrôle baptisée "Conseil supérieur des primaires" (CSP) veillera au bon déroulement des candidatures, puis de la campagne et enfin des opérations de vote (sans procurations), sous la présidence d'Antoine Rufenacht. L'ancien secrétaire d'État sous Raymond Barre (1976-78), ancien directeur de campagne de Jacques Chirac en 2002, ancien député de Seine-Maritime et ancien maire du Havre, est donc en charge du "traitement équitable des candidats".

Ceux-ci doivent s'engager, selon les terme de la Charte des primaires, "à se respecter", "à ne pas tenir de propos offensants ou risquant d'amoindrir leurs chances de victoires à l'élection municipale". Et surtout, ils devront, une fois l'élu(e) désigné(e) "se rassembler derrière et faire campagne en sa faveur".

Le feuilleton de la course à la présidence nationale de l'UMP a laissé des traces, et la fédération de Paris, plus connue pour ses divisions internes, tente par cet exercice de redorer son blason. Et ne rate pas l'occasion de retourner contre le PS cet outil qu'il avait pourtant été le premier à utiliser. Espérons que le scrutin se déroulera mieux que celui pour la présidence de l'UMP....

(Avec AFP)

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