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Magnanville : police pénitentiaire, peines renforcées... Les propositions d'Alain Juppé contre le terrorisme

INVITÉ RTL - Après le meurtre d'un policier et de son épouse, commis par un jihadiste ayant fait allégeance à Daesh, Alain Juppé veut que l'État "se donne les moyens" de lutter contre le terrorisme.

Alain Juppé, invité de RTL le 15 juin 2016
Alain Juppé, invité de RTL le 15 juin 2016
Crédit : Camille Kaelblen / RTL.fr
Police pénitentiaire, peines renforcées... Les propositions d'Alain Juppé contre le terrorisme
12:12
Les propositions d'Alain Juppé contre le terrorisme
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Alain Juppé sur RTL : "Il faut prêcher en français dans les mosquées"
02:50
Julien Absalon
Julien Absalon

"Le désordre s'installe en France, l'autorité de l'État est bafouée quotidiennement. Il est urgent de rétablir l'ordre et l'autorité". Alain Juppé hausse le ton après le meurtre d'un policier et son épouse à Magnanville, commis le 13 juin par le jihadiste Larossi Abballa se revendiquant de Daesh. Au micro de RTL, le candidat à la primaire de la droite réclame du gouvernement qu'il présente un bilan des mesures antiterroristes décidées depuis les attentats du 13 novembre. "Où en est-on de l'amélioration de nos systèmes de renseignement ? On avait annoncé le déploiement de 5.000 policiers et gendarmes supplémentaires. Où sont-ils ?", s'interroge-t-il.

Dans ce drame à Magnanville, Alain Juppé identifie plusieurs problèmes, notamment le fait que Larossi Abballa ait été remis en liberté juste après avoir été condamné pour son implication dans une filière jihadiste. "Que s'est-il passé ? Il est condamné, il purge une peine de prison qu'il fait à titre préventif et il est relâché dans la nature très rapidement. Ça ne peut pas continuer comme ça", s'agace le maire de Bordeaux.

Alain Juppé considère que l'État doit donc "se donner des moyens sérieux" pour lutter contre le terrorisme. Suivant l'avis du juge Marc Trévidic, qui avait eu affaire à Larossi Abballa, l'ancien Premier ministre estime que le système judiciaire doit prononcer des peines plus lourdes à l'encontre des jihadistes : "Je crois qu'il faut prolonger les peines quand on est face à des individus de cette nature".

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Surveiller les prisons et Internet

À cette mesure, il faut selon lui mettre en oeuvre une importante politique de "déradicalisation" des jihadistes, en particulier lorsqu'ils se trouvent dans ces "incubateurs" que sont les prisons. C'est pourquoi il rappelle sa proposition "de créer une police pénitentiaire". Ce nouveau service permettrait d'effectuer du "renseignement" au sein même des maisons d'arrêt et "détecter" les comportements à risque. À ce propos, Alain Juppé s'interroge sur l'implantation de "vraies cellules de déradicalisation" dans les prisons. "Est-ce que cet individu (Larossi Abballa, ndlr) a été traité pour le déradicaliser ? Non", constate-t-il.

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Autre "incubateur" dans le viseur d'Alain Juppé : Internet, avec ses sites faisant l'apologie du terrorisme. "La loi terrorisme a prévu, opportunément, que l'on pouvait créer un délit de consultation régulier de ces sites Internet : "Où en sont les décrets d'application de cette loi ? Est-ce qu'on va vraiment obtenir des fournisseurs d'accès la possibilité de décrypter ces sites pour les combattre ?"

Régulièrement au cœur des débats, le suivi des individus fichés par les services de renseignement resurgit également car Larossi Abballa faisait l'objet d'une fiche "S". "Il faudrait savoir combien il y en a exactement. On nous dit 3.000", poursuit Alain Juppé qui souhaiterait profiter des dispositions de l'état d'urgence pour assigner à résidence "un certain nombre de personnes vis à vis des quelles on a des soupçons". Mais conscient qu'il serait difficile de réquisitionner 45.000 policiers pour 3.000 individus, celui qui brigue un mandat présidentiel veut mieux "cibler" ceux qui sont fichés S. "Il faut que les policiers supplémentaires soient affectés à cette tâche prioritaire", ajoute-t-il.

Alain Juppé veut également s'attaquer à ce qui peut être considéré comme la source du jihadisme, à savoir les individus comme l'imam salafiste de Brest qui fait des prêches sulfureuses. "On expulse, préconise-t-il. Il n'y a aucune hésitation à avoir. Est-ce que véhiculer ce genre de propos est conforme aux valeurs de la République ? La réponse est non". Toujours dans le but de lutter "partout" contre la radicalisation, l'élu LR n'omet pas le système éducatif : "À l'école, il faut permettre à nos enseignants de résister à tous les comportements révisionnistes ou négationnistes".

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