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Macron, président de la moralisation politique ?

REPLAY – Emmanuel Macron a repoussé, au mercredi 17 mai, la nomination de son gouvernement pour vérifier les situations fiscales.

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On refait le monde du 16 mai 2017 : Macron, président de la moralisation politique ? Crédit Image : LOIC VENANCE / AFP | Crédit Média : Marc-Olivier Fogiel | Durée : | Date : La page de l'émission
Marc-Olivier Fogiel
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et La rédaction numérique de RTL

Après sept heures d'attente pour connaître le nom du premier ministre, Emmanuel Macron continue de faire tourner en bourrique les journalistes politiques. Le gouvernement sera finalement annoncé mercredi 17 mai, officiellement pour passer au crible les situations fiscales et les éventuels conflits d'intérêt des heureux élus.

Est-on dans une ère qui donne la priorité à la moralisation de vie politique ? "Avant l'exemplarité, c'était le génie, c'était éventuellement l'héroïsme. Aujourd'hui, on nous explique que la chose la plus importante du monde, c'est que les gens gèrent comme de bons pères de famille", estime Élisabeth Lévy, rédactrice en chef de Causeur. Et d'ajouter : "La transparence cache peut-être beaucoup d'enfumage. L'exercice du pouvoir n'est pas une affaire de petits saints et de vertueux."

Pour Alexandre Malafaye, président du think tank Synopia, "le premier sujet qui intéresse les Français, c'est la compétence. Ils attendent des résultats, il ne faut pas les décevoir". Le président du think tank se dit par ailleurs surpris que les gouvernements soient composés aussi rapidement. "Il faut que les politiques se comportent bien dans les prochaines années, c'est essentiel pour retisser le lien avec les citoyens", complète-t-il.

Jean-Christophe Buisson, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Magazine, a lui "du mal à croire que ce n'est que pour cette raison de vérification fiscale que le gouvernement est reporté. Le gouvernement est reporté parce qu'il a du mal à se faire. Il y a un certain nombre d'équilibres à respecter".

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Et des membres de la société civile dans un gouvernement, est-ce la fausse bonne idée ? "La société civile, c'est une esbroufe formidable. La vraie question, c'est quand même une question de classe. Le vrai changement, ce sera quand des gens qui ont des expériences variées entreront dans un gouvernement", souligne Gérard Miller, psychanalyste.

On refait le monde avec :

Élisabeth Lévy, rédactrice en chef de Causeur
Gérard Miller, psychanalyste
Alexandre Malafaye, président du think tank Synopia
Jean-Christophe Buisson, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Magazine

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