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Édouard Philippe : 4 anecdotes sur le nouveau premier ministre

ÉCLAIRAGE - Membre du parti Les Républicains, le député-maire du Havre est le nouvel occupant de Matignon.

Édouard Philippe, premier ministre d'Emmanuel Macron
Édouard Philippe, premier ministre d'Emmanuel Macron
Clarisse Martin
Clarisse Martin

Son nom circulait avec insistance depuis près d'une semaine, et l'élection d'Emmanuel Macron. Au lendemain de son investiture et de la passation de pouvoir avec François Hollande, le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Kohler, a annoncé depuis le perron de l'Élysée le nom attendu du nouveau premier ministre, Édouard Philippe.

Âgé de 46 ans, le maire du Havre, élu Les Républicains (LR) et membre de la garde rapprochée d'Alain Juppé, aura la lourde tâche de conduire la bataille en vue des élections législatives de juin pour La République En Marche, la refonte du mouvement "En Marche !", qui a porté la campagne et l'élection présidentielle de l'ancien ministre de l'Économie. Relativement méconnu, Édouard Philippe devient désormais chef de l'exécutif. Les membres de son gouvernement seront dévoilés mardi 16 mai.

1. Il a été militant rocardien au Parti socialiste

Édouard Philippe n'a pas toujours eu la même sensibilité politique. Homme de droite, successivement membre de l'UMP puis des Républicains, l'élu, fraîchement nommé à Matignon, a aussi milité au Parti socialiste (PS) dans sa jeunesse. Il a été encarté au parti de la rue de Solférino à 18 ans pendant sa scolarité à Sciences-Po Paris. Il faisait partie des rocardiens - comme un certain Manuel Valls - alors que Michel Rocard était premier ministre de François Mitterrand.

Lors de la mort de ce dernier, en juillet 2016, le maire du Havre avait accordé un entretien au Point, dans lequel il était revenu sur son engagement au côté de Michel Rocard. "J'avais grandi dans un milieu plutôt à gauche où l'on votait socialiste et il y avait chez lui un côté social-démocrate assumé qui m'allait bien. Et il avait également une forme d'exigence intellectuelle qui me plaisait", avait-il confié à l'hebdomadaire.

2. Il a retiré son soutien à François Fillon pendant la campagne

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D'abord soutien d'Alain Juppé pendant la campagne pour la primaire de la droite et du centre, Édouard Philippe s'est ensuite rangé derrière le candidat de sa famille politique en vue de l'élection présidentielle. Mais les affaires qui ont plombé la campagne de François Fillon ont eu raison du soutien du Normand, qui fait partie du groupe de cadres LR qui a quitté la campagne au début du mois de mars, à l'instar du juppéiste Benoist Apparu ou du maire d'Angers et sénateur du Maine-et-Loire Christophe Béchu.

"Je ne peux pas, honnêtement et avec enthousiasme, participer à cette campagne", avait alors justifié Édouard Philippe sur le plateau de la chaîne d'information en continu franceinfo. Néanmoins, il avait précisé ne pas appeler "au retrait de François Fillon" et avait déclaré que "la tournure que [prenait] la campagne ne [lui permettait] pas d'y participer".

3. Il n'a pas toujours été tendre à l'égard d'Emmanuel Macron

Depuis le mois de janvier 2017 et jusqu'au dénouement du premier tour de l'élection présidentielle, Édouard Philippe a fait oeuvre de chroniqueur hebdomadaire dans les colonnes de Libération. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le nouveau chef de l'exécutif choisi par Emmanuel Macron n'a pas toujours salué l'action du nouveau chef de l'État.

Pour sa première chronique, le 18 janvier, il s'interrogeait sur la personnalité du nouveau président, à l'époque simple candidat. Prenant déjà la défense de Brigitte Macron face aux critiques "de goujats machistes", il s'était employé à démonter l'analogie qui a parfois été faite entre Emmanuel Macron et Brutus, fils adoptif de Jules César qui avait participé à l'assassinat de son empereur de père. Avec une plume ironique, Édouard Philippe avait raillé le leader d'"En Marche !". "Macron, qui n’assume rien mais promet tout, avec la fougue d’un conquérant juvénile et le cynisme d’un vieux routier (si j’ose dire, s’agissant du promoteur des autocars)". On peut s'attendre à des critiques un peu moins prononcées, désormais.

4. Passionné par l'écriture et la boxe

Député-maire mais aussi ancien directeur des affaires publiques d'Areva entre 2007 et 2010, cet avocat de formation a malgré tout trouvé le temps d'écrire deux livres, l'un en 2007 et l'autre en 2011, avec son ami Gilles Boyer, ancien directeur de campagne d'Alain Juppé, investi par Les Républicains pour les élections législatives. Mais l'écriture n'est pas le seul centre d'intérêt de cet énarque.

Dans une interview d'octobre 2016 accordée à LCI, Édouard Philippe parle de sa pratique de la boxe, en se moquant de l'enfant qu'il était. "J'étais un peu maigrelet, j'aimais pas du tout la castagne. (...) Moi mon truc c'était plutôt les livres, j'avais de bonnes notes à l'école. Mais ça m'a toujours fasciné la boxe. (...) Quand mon père est mort, je me suis dit que j'avais besoin de taper sur quelque chose et donc j'ai commencé à en faire. J'en fait en effet trois heures par semaine le matin à 7 heures, le lundi, le jeudi et le vendredi. Je prends des coups et j'en donne aussi", confiait-il à propos de l'art martial.

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