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Macron en Corse : "Un début de visite sur un terrain de rapports de force" pour Duhamel

ÉDITO - L'éditorialiste revient sur la visite du Président en Corse et son hommage au préfet Érignac 20 ans après son assassinat.

Emmanuel Macron se rend pour la première fois de son quinquennat en Corse, mardi 6 et mercredi 7 février 2018.
Emmanuel Macron se rend pour la première fois de son quinquennat en Corse, mardi 6 et mercredi 7 février 2018.
Crédit : LUDOVIC MARIN / POOL / AFP
Macron en Corse : "Un début de visite sur un terrain de rapports de force", pour Duhamel
03:08
Alain Duhamel & La rédaction numérique de RTL

Emmanuel Macron a prononcé un discours d'hommage à la mémoire du préfet assassiné en Corse ce mardi 6 février. À partir du moment où le Président a décidé que sa première visite en Corse se serait à l'occasion du 20e anniversaire de la mort du préfet Claude Érignac, il était évident qu'il emploierait le ton de la fermeté. Il a parlé d'une "République indivisible" sur un ton impérieux, énergique, régalien. Le seul sujet sur lequel il a été précis, c'est sur l'ensemble de ceux qui ont été condamnés dans le cadre de l'assassinat du préfet Érignac. Pour eux, il n'envisage aucune forme d'amnistie

Ce qu'ils ont fait est, et demeure à ses yeux, "inexplicable, insupportable et injustifiable". Il a même dit "implaidable". Le président rencontre ce soir les deux leaders nationalistes Jean-Guy Talamoni, qui n'assistait pas à l'hommage, et Gilles Simeoni qui y a assisté mais ne l'a pas applaudi. Emmanuel Macron a tout de même dit qu'il fallait travailler ensemble et penser à un "avenir pour la Corse mais dans la République". Disons qu'il avait choisi pour parler ce soir un ton assez Chevènement. 

Vers des voies de compromis ?

Dominique Érignac est venu prononcer un discours émouvant avec ses enfants tous habillés de noir. Un acte courageux puisque l'hommage se déroulait sur les lieux précis où son mari avait été assassiné. La veuve a pris la parole en public devant le Président, les corps constitués et des membres du gouvernement. Elle l'a fait avec beaucoup de dignité et de force sans cacher le drame que représentait l'assassinat de son mari. Elle a fini avec un ton presque politique en disant que ce "serait un crime d'oublier"

Un début de visite d'Emmanuel Macron qui commence sur un terrain de rapports de force entre des nationalistes qui ont été confortés par les élections et un Président fraîchement élu à une large majorité. Ou ils s'affrontent sur des principes ou bien ils commencent à explorer des voies de compromis point par point. L'idée d'un saut en avant n'est pas à l'ordre du jour. 

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