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Lutte contre les contrôles au faciès : Manuel Valls justifie l'abandon du récépissé

En déplacement aux Mureaux, le Premier ministre a détaillé le plan "plus ambitieux" mis en place pour lutter contre les discriminations.

Manuel Valls le 16 octobre 2015.
Manuel Valls le 16 octobre 2015.
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
AFP & La rédaction numérique de RTL

Écarté en 2013 à l'époque de Jean-Marc Ayrault, le "récépissé" pour lutter contre les discriminations a une nouvelle fois été évincé par Manuel Valls, qui justifie son abandon par la mise en oeuvre de dispositifs "beaucoup plus ambitieux".

Il ne faut pas rester sur un dispositif, c’est une politique d’ensemble

Manuel Valls

"Moi, ministre de l’Intérieur, j’ai pris des positions extrêmement claires là-dessus et nous avons mis en œuvre des dispositifs qui sont beaucoup plus ambitieux que ce dispositif, avec le rôle de l’inspection générale de la police nationale, la plate-forme internet, le code de déontologie, le matricule, les caméras piétons", a-t-il déclaré en déplacement aux Mureaux, dans les Yvelines.

"Il ne faut pas rester sur un dispositif, c’est une politique d’ensemble pour lutter contre les discriminations et surtout pour faire en sorte que les rapports entre la population et la police ou la gendarmerie soient les meilleurs possibles, parce que c’est une bonne chose aussi pour assurer la sécurité", a précisé le Premier ministre

Pendant sa campagne présidentielle, le candidat François Hollande s'était engagé à lutter contre les contrôles au faciès. Une fois élu, et alors que Manuel Valls était ministre de l'Intérieur, il avait abandonné l'idée d'un récépissé remis après chaque contrôle d'identité. Le matricule a cependant fait son retour sur les uniformes et le code de déontologie de la police a été réformé. Les citoyens ont aussi désormais la possibilité de saisir directement la "police des polices". Condamné pour "faute lourde" en juin pour des contrôles discriminatoires, l'État s'est pourvu en cassation.

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Manuel Valls réunit lundi aux Mureaux (Yvelines) un comité interministériel destiné à faire le point sur les mesures annoncées il y a six mois pour lutter contre le phénomène de ghettos urbains et à "amplifier" certaines d'entre elles. "Moi je ne suis pas à la reconquête des banlieues (… )", a-t-il assuré, quelques jours après un déplacement houleux de François Hollande à La Courneuve.

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