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Loi Travail : la CGT appelle à étendre le mouvement social dans les centrales nucléaires

La CGT-Energie a appelé à un mouvement d'action, "le plus fort possible", contre la loi Travail et la dégradation de la filière. Des "baisses de charges" ne sont pas à exclure.

Une vue de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin
Une vue de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin
Crédit : SIPA / M. Astar
La rédaction numérique de RTL & AFP

"C'est le moment d'accentuer la mobilisation. Nous appelons à un mouvement le plus fort possible", a déclaré la porte-parole de la fédération nationale mines-énergie (FNME-CGT) Marie-Claire Cailletaud. "Des coupures électriques ont déjà eu lieu ce mardi dans plusieurs quartiers de Nantes ainsi que dans le plus grand centre commercial d'Europe à Marseille, mais les baisses de charge pourraient être plus importantes jeudi", prédit-elle.
Jeudi 26 mai, les syndicats opposés à la loi El Khomri, la CGT et FO en tête, appellent à une huitième journée de grèves et de manifestations partout en France pour réclamer le retrait du texte. Un porte-parole d'EDF a déclaré qu'il était "'difficile" de prévoir les conséquences sur la production électrique. "Cela pourrait entraîner des baisses de charge" en cas de forte mobilisation sur les sites, tout dépendra de l'ampleur de la grève, a-t-il ajouté (voir plus bas).

Plus d'électricité à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine

Lors d'assemblées générales organisées ces derniers jours dans plusieurs sites, "de jeunes salariés ont fait part de leur volonté d'intervenir sur leur outil de travail", selon Laurent Heredia, membre de la direction fédérale de la FNME-CGT. "On sent clairement que le mouvement de contestation monte", a-t-il assuré.

Le syndicat souhaite "le retrait de la loi Travail" mais entend également réitérer ses inquiétudes quant à l'avenir de la branche énergétique. L'État s'est engagé en avril à renflouer le groupe EDF, endetté et plombé par des prix de l'électricité en berne en Europe et des d'investissements à venir, notamment le projet controversé Hinkley Point.

Par ailleurs, France 2 indique que des salariés de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube) ont voté l'arrêt de la production d'électricité. Cette décision a été prise à l'issue d'une assemblée générale ce mardi 24 mai. Le réacteur n°1 est déjà à l'arrêt suite à un problème technique, et le n°2 va subir "une baisse de charge jusqu'à l'arrêt total" jeudi, selon un dirigeant syndical.

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