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Loi Travail : "Finalement, ce texte ne plaît à personne", constate Aurélie Filippetti

REPLAY / INVITÉE RTL - Aurélie Filippetti, députée et ancienne ministre de la Culture, réagit à l'adoption de la loi Travail par le biais du 49.3.

Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la Culture, au micro de RTL le 10 mai 2016
Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la Culture, au micro de RTL le 10 mai 2016
Crédit : RTL
Aurélie Filipetti Invité RTL Soir du 10 05 2016
06:15
Julien Absalon
Journaliste

Le faux suspense est terminé : la loi Travail sera adoptée. Faute d'avoir convaincu une majorité de députés, le gouvernement a décidé d'utiliser l'arme constitutionnelle de l'article 49.3 pour se passer du vote des élus. "Ce n'est pas la faute des frondeurs", se défend Aurélie Filippetti qui, au micro de RTL, dénonce l'utilisation de cette "arme de destruction massive parlementaire". La députée de la Moselle et ancienne ministre de la Culture, qui ne cache pas son aversion pour la politique du gouvernement, considère qu'un vote de ce texte à l'Assemblée nationale était impossible compte tenu de l'impopularité du texte.

"Ce texte ne reçoit pas l'assentiment des Français. Les députés le voient bien dans leur circonscription. Les gens n'en veulent pas parce qu'ils savent que c'est un texte qui ne va pas dans le sens de la protection des salariés. [...] Finalement, ce texte ne plaît à personne et ne va répondre aucun problème dans ce pays", poursuit-elle.

Les frondeurs prudents sur la motion de censure

En représailles à l'utilisation du 49.3, des députés de droite comptent déposer une motion de censure contre le gouvernement. Pour qu'elle soit adoptée, une majorité absolue de 289 voix sur 577 députés est nécessaire. Même si les frontistes, les communistes et Jean-Luc Mélenchon se joignent à la droite pour "faire tomber le gouvernement", il y a peu de chances pour que cette motion soit adoptée. D'autant que les frondeurs ne semblent pour l'instant que peu enclins à rejoindre ce mouvement.

"Je crois qu'on veut aujourd'hui passer le mistigri aux frondeurs. [...] Nous allons discuter ensemble, avec les députés de gauche qui sont opposés à ce texte, pour définir une position collective et éviter qu'on se fasse attaquer individuellement", explique Aurélie Filippetti.

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