2 min de lecture Transports

Limitation à 80 km/h : la mesure appliquée le 1er juillet, assure le gouvernement

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a confirmé mercredi 7 mars que la limitation de vitesse sur les routes secondaires sera bien abaissée à 80 km/h dès le 1er juillet comme prévu, malgré la grogne.

Un panneau de limitation de vitesse à 80 km/h à Hyet, dans la Haute-Saône.
Un panneau de limitation de vitesse à 80 km/h à Hyet, dans la Haute-Saône. Crédit : SEBASTIEN BOZON / AFP
Thibaut Deleaz
Thibaut Deleaz
et AFP

Malgré la grogne, le gouvernement appliquera bien la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires dès le 1er juillet comme prévu, a annoncé le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux mercredi 7 mars. Il a précisé qu'un bilan serait mené deux ans après la mise en oeuvre de la mesure pour évaluer son efficacité.

Cette décision très impopulaire, prise par le premier ministre Édouard Philippe début janvier, ne passe pas auprès des élus locaux. "C'est une mesure inégalitaire, injuste et inefficace. Arrêtons d'emmerder les gens !", a lancé le député de la Manche Philippe Gosselin (LR) dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

Les élus comme Christian Jacob, patron des députés LR, pointent du doigt une mesure qui témoignerait d'un manque de considération du pouvoir à l'égard des territoires ruraux, "plus concernés que les territoires urbains". "En province, on est obligé de prendre sa voiture pour se déplacer", ajoutait François Sauvadet, président du Conseil départemental de la Côte-d'Or, le 5 mars sur RTL.

La grogne gagne également les rangs de REM, d'autant plus que le président Emmanuel Macron avait déclaré être opposé à cette baisse de la limitation de vitesse lors de la campagne, comme le rappelle Libération. Benoît Simian, député de la Gironde, propose de limiter la vitesse uniquement pour les routes "où il n'y a pas de marquage au sol".

Encore de la pédagogie à faire

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L'entourage du Premier ministre plaide la patience, en notant que les précédentes décisions, comme le permis à points, avaient également été impopulaires avant d'être acceptées. Du côté de l'Élysée, on reconnaît que "c'était une décision difficile à prendre", ajoutant qu'"il y a encore de la pédagogie à faire".

Le gouvernement est donc venu à la rescousse d'Édouard Philippe, comme Élisabeth Borne, qui avait expliqué dans le Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI, que cette mesure, annoncée par le chef du gouvernement, avait pour but de "sauver des vies".

Si pour sauver des vies il faut être impopulaire, j’accepte de l’être

Édouard Philippe dans le JDD
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"Je sais que si nous annonçons cette mesure je serai critiqué", anticipait Édouard Philippe dans le Journal du Dimanche le 7 janvier dernier. "Je comprends les arguments, et même la mauvaise humeur, mais je ne le fais pas pour augmenter les recettes de l’Etat." Et le Premier ministre d'ajouter : "si pour sauver des vies il faut être impopulaire, j’accepte de l’être".

Le nombre de morts sur les routes est reparti à la hausse en 2016, avec 3.477 personnes décédées. Selon les chiffres officiels, les routes à double sens hors agglomération ont, en 2016, concentré 55% des accidents mortels.

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