1 min de lecture Présidentielle 2017

Les Républicains : il faut "faire l'inventaire de la défaite", dit Patrick Stefanini

INVITÉ RTL - L'ex-directeur de campagne de François Fillon publie "Déflagration", un livre qui revient sur la campagne présidentielle et les raisons de la défaite de la droite.

L'invité de RTL
Patrick Stefanini : "toutes les conditions sont réunies pour faire l'inventaire de la droite"
Crédit Média : RTLnet Crédit Image : Camille Kaelblen / RTLnet
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"Faire l'inventaire de la défaite". Voilà ce que préconise Patrick Stefanini aux Républicains après la "déroute sans précédent" de François Fillon à la présidentielle. Un revers rythmé par les différentes révélations des "affaires Fillon", dont il fait le récit dans son journal de campagne publié jeudi 23 novembre, Déflagration.

"Je n'ai pas écrit que les affaires seules étaient les causes de la défaite", précise Patrick Stefanini au micro de RTL. Selon lui, deux autres raisons viennent s'ajouter au scandale des emplois fictifs de Pénélope Fillon.

Depuis 2008, l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP) devenu les Républicains, a d'abord "perdu des pans entiers de l'électorat, notamment l'électorat populaire et une partie des classes moyennes", explique Patrick Stefanini. "Ce n'est pas la faute de Nicolas Sarkozy, c'est en grande partie la faute de la terrible crise économique et financière qui est tombé sur notre pays à partir de ce moment-là".

Nous avons perdu le centre"

Patrick Stefanini, ex-directeur de campagne de François Fillon
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"Deuxièmement, nous avons perdu le centre", poursuit-il. "Quand la droite qui est sociologiquement minoritaire s'allie avec le centre, elle gagne l'élection présidentielle mais quand elle n'a pas le centre avec elle ou qu'elle l'a contre elle, comme c'était le cas en 2017, elle perd".

Patrick Stefanini craint pourtant que les Républicains soient tentés de "faire l'impasse" sur leur défaite. "Nous ne l'avons pas fait en 2012, avec une bonne raison : le candidat battu était le président sortant, Nicolas Sarkozy, et avait un rôle considérable dans notre famille politique", explique-t-il. Mais aujourd'hui il juge qu'il n'y a "pas d'excuse" et que "toutes les conditions sont réunies pour faire l'inventaire de la droite".

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