3 min de lecture Les Républicains

Baptisée "Les Républicains", la nouvelle UMP de Sarkozy se profile

Le bureau politique de l'UMP a adopté mardi 5 mai à la quasi-unanimité son nouveau nom. Parmi les 51 membres présents, une personne s'est abstenue. Tous les autres membres ont voté pour.

Nicolas Sarkozy lors d'un meeting politique à Nice, le 22 avril 2015.
Nicolas Sarkozy lors d'un meeting politique à Nice, le 22 avril 2015. Crédit : JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP
micro générique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le bureau politique de l'UMP a adopté mardi à la quasi-unanimité la nouvelle appellation du parti - "Les Républicains" - et ses nouveaux statuts, façonnés par Nicolas Sarkozy, qui seront consacrés après un vote des militants fin mai. Seul le député-maire UMP du Havre, Edouard Philippe, proche d'Alain Juppé, s'est abstenu sur le nouveau nom. Les statuts du nouveau parti ont eux été adoptés à l'unanimité, de même que le principe d'une "liste unique" pour la composition du futur bureau politique. Au sortir de cette réunion, Nathalie Kosciusko-Morizet et Laurent Wauquiez ont salué de concert "rénovation", "renouvellement des pratiques", "retour de l'esprit collectif" au sein d'une famille qui a été au bord de l'éclatement il y a quelques mois. 

Tourner la page des années noires

Changer le nom d'un parti, largement terni par la guerre Copé/Fillon de l'automne 2012 et par l'affaire Bygmalion, fait partie de ce que l'ancien chef de l'Etat avait promis pendant la campagne interne. Le nom "Les Républicains" a filtré dans la presse, puis a suscité la polémique. La gauche y a vu "une captation d'héritage" et "une "privatisation de la République par Nicolas Sarkozy". 

Un groupe d'avocats a appelé mardi le gouvernement à "agir contre l'accaparement" du terme Les Républicains par l'UMP, indiquant prévoir sinon des actions en justice. "Changer de nom était devenu nécessaire compte tenu des turbulences et des affaires qui ont terni le sigle de l'UMP depuis deux ou trois ans", expliquait encore mardi l'ancien président de l'Assemblée, Bernard Accoyer. 

Le vote de mardi était consultatif. L'ancien ministre et député-maire UMP de Saint-Quentin, Xavier Bertrand, n'avait pas caché qu'il aurait préféré comme nouveau nom "Les Populaires" mais trouve qu'il y a "mieux à faire" que de se déchirer sur le sujet. Quant au maire de Bordeaux et candidat à la primaire pour la présidentielle de 2017, Alain Juppé, il avait prévenu ce week-end qu'il voterait en faveur du nom choisi par Nicolas Sarkozy. 

Les militants voteront fin mai

À lire aussi
François Baroin dans la cour de l'Élysée, le 30 janvier 2018 Les Républicains
François Baroin, l’insondable ambition

Certains membres de l'UMP, dont certains proches d'Alain Juppé, ont demandé un vote. Les militants voteront électroniquement les 28 et 29 mai avant le congrès qui se tiendra le 30 à La Grande Halle de la Villette à Paris. La question sur le nom sera un choix entre "Les Républicains" ou le statu quo "UMP". Dans tous les cas, la signalétique est déjà prête. Le logo, qui a coûté 25.000 euros, est en boîte. Et le nom a été déposé à l'Inpi (Institut national de la propriété intellectuelle). La demande remonte même au 10 novembre 2014, si l'on en croit le site internet de l'Inpi.

"J'ai souhaité donner la parole aux adhérents. Je veux qu'ils soient les premiers artisans de ce changement", insiste Nicolas Sarkozy dans Le Figaro de mercredi. Écouter, consulter, faire participer, c'est un changement considérable dans un mouvement politique où la tradition bonapartiste a toujours été si prégnante", ajoute-t-il.

L'ancien chef de l'Etat a dit en petit comité n'avoir "jamais vu un nom s'installer aussi vite" et assure "faire confiance au choix des militants". Jeudi leur sera envoyé un courrier pour les convaincre du bien-fondé de ce choix. 210.000 adhérents seront amenés à voter fin mai avant la grand-messe de La Villette, qui devrait attirer au minimum 15.000 personnes selon l'UMP.

Valider les nouveaux statuts du parti

Les militants auront également à valider les nouveaux statuts de ce "vaste rassemblement" que Nicolas Sarkozy avait appelé de ses vœux dès l'annonce de sa candidature à la présidence de l'UMP en septembre 2014. Outre le nom, et presque plus crucial, le principe d'une "liste unique" pour un bureau politique renouvelé, avec notamment la présence voulue d'élus locaux, sera aussi mise au vote. NKM a d'ailleurs précisé que le bureau politique du 19 mai y sera consacré. 

"Les nouveaux statuts vont dans le sens d'une démocratisation du parti, avec notamment l'élection du président départemental au suffrage universel" des  adhérents du département,  s'est félicité l'ancien ministre Bruno Le Maire, auprès de l'AFP. "La liste unique pour le futur BP va également dans le sens d'une démocratisation et d'une unité" du nouveau mouvement, assure Bruno Le Maire, qui avait marqué son opposition à un changement de nom lors de la campagne interne. Il n'a pas assisté au BP, parce qu'il recevait au même moment la médaille du mérite allemand, mais a conseillé à ses soutiens de voter en faveur de toutes les propositions

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Les Républicains UMP
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants