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Législatives partielles : deux défaites symboliques pour REM

CONFIDENTIELS RTL - C'est un premier coup porté à la majorité. La République En Marche vient de perdre en un week-end deux élections législatives partielles, dont les seconds tours se tenaient à Belfort et dans le Val-d'Oise. Le parti de Laurent Wauquiez exploite à fond ce résultat.

Pauline de Saint-Remy Les Confidentiels RTL Pauline De Saint-Rémy
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Législatives partielles : deux défaites symboliques pour REM Crédit Image : AFP / Sébastien Bozon | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Générique 3
Dominique Tenza et Loïc Farge

Un doublé victorieux de LR face à REM. Les Républicains ont emporté, dimanche 4 février, les deux sièges attribués lors des législatives partielles, dont les seconds tours se tenaient à Belfort et dans le Val-d'Oise.

À Belfort, Ian Boucard s'est nettement et logiquement imposé avec 59,18% des voix (c'est plus de huit points de mieux qu'en juin) face au MoDem-REM Christophe Grudler (40,82%).

Mais plus surprenant - et peut-être plus inquiétant pour Emmanuel Macron, dans le Val d'Oise où, la candidate La République En Marche Isabelle Muller-Quoy, qui avait pourtant été élue assez confortablement en juin dernier, a été cette fois battue par le candidat LR Antoine Savignat. Malgré c'est vrai, une abstention record (80%).

On avait vu, la semaine dernière, le Premier ministre Édouard Philippe venir soutenir la candidat sur place. Le patron de REM Christophe Castaner est venu deux fois, lui. Mercredi 31 janvier, une quinzaine de députés de la majorité présidentielle ont même débarqué en minibus à Pontoise, pour venir aider la candidate à tracter. On peut dire qu'ils se seront donné du mal. En vain. Tout cela n'aura pas servi à grand-chose.

Matignon minimise

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Politiquement, c'est une députée en moins pour la majorité à l'Assemblée. Il en reste 356. Autant dire que ça ne va pas changer grand-chose pour le vote des lois.

Dimanche soir d'ailleurs, dans l'entourage du Premier ministre, on préférait minimiser cette défaite, en "expliquant qu'avec les réformes engagées, ce n'était pas évident, que l'opinion et les sondages restaient bons". Mais le symbole en tout cas, il est là. Ce sont deux défaites.

Je peux vous dire la droite l'exploite à fond. 21h30, dimanche soir : les résultats ne sont pas encore définitifs qu'on est déjà en train de préparer un communiqué chez Laurent Wauquiez pour expliquer à quel point cette élection est un "désaveu", une "sanction" pour Emmanuel Macron.

Le FN s'effondre, la gauche s'abstient

On imagine que le nouveau patron des Républicains ne résiste pas à l'envie de s'attribuer ce succès. Il aurait tort de s'en priver. Son équipe a d'ailleurs, dès dimanche soir, commencé à analyser les résultats. Elle a constaté deux choses.

D'abord que le Front national s'est effondré à Belfort et dans le Val-d'Oise. Signe sans doute que Marine Le Pen ne fait plus recette. Cela valide une partie de la stratégie de Laurent Wauquiez d'aller récupérer les électeurs frontistes.

Surtout, Laurent Wauquiez a constaté que pour le second tour, les électeurs de gauche (du PS et des Insoumis) ne sont pas allés voter REM. Ils ne se sont pas déplacés. Dimanche, la droite a voté à droite, la gauche s'est abstenue. Et du coup, la République En Marche s'est retrouvé bien isolée.

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