2 min de lecture Législatives 2017

Législatives : à Paris, les bastions de gauche et de droite n'existent plus

ÉCLAIRAGE - Le Parti socialiste et Les Républicains ont été tout particulièrement balayés dans la capitale.

La Tour Eiffel photographiée le 21 octobre 2015
La Tour Eiffel photographiée le 21 octobre 2015 Crédit : LUDOVIC MARIN / AFP
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Julien Absalon
Journaliste RTL

Paris, symbole de la déconfiture des partis historiques de la gauche et de la droite. Longtemps, le Parti socialiste et Les Républicains ont partagé la capitale de façon presque symétrique. Le premier tour des élections législatives a pourtant tout chamboulé. Comme au niveau national, la vague La République En Marche a submergé la ville, y compris dans les arrondissements et circonscriptions pourtant réputés imperdables pour leurs habituels candidats. Le parti d'Emmanuel Macron arrive en tête dans 16 circonscriptions sur 18. Dans les deux dernières, ceux qui arrivent en tête se réclament de la majorité présidentielle.

La débâcle est immense pour le Parti socialiste, qui, depuis 1997, bénéficiait de l'héritage communiste des débuts de la Ve République pour dominer sans partage le nord, l'est et le sud de la ville. Ainsi le XVIIIe arrondissement était considéré comme un fief incontestable de la gauche. Bertrand Delanoë, Daniel Vaillant et Lionel Jospin y ont fait leurs armes. Pourtant, dans les trois circonscriptions qui couvraient l'arrondissement, la gauche est mal en point. Dans la 3e circonscription, la députée PS sortante, Annick Lepetit, termine en troisième place et ne pourra défendre son mandat. Dans la 17e, le PS est lui aussi éjecté, devancé par la France insoumise. Dans la 18e, Myriam El Khomri, qui soutient Emmanuel Macron, a résisté mais se trouve tout de même en ballottage défavorable face à Pierre-Yves Bournazel (LR).

Plusieurs députés sortants de la gauche ont ainsi vu la France insoumise les devancer (6e, 9e, 10e, 16e) quand ce ne sont pas Les Républicains qui s'immiscent dans le duel final, à l'instar de Valérie Montandon dans la 8e circonscription. Lorsque le Parti socialiste arrive à se maintenir pour le deuxième tour de scrutin du dimanche 18 juin, il est en revanche largement distancé par La République En Marche. Dans la 5e, Benjamin Griveaux (porte-parole REM) arrive en tête avec 43,63% contre 12,47% pour l'élue sortante Seybah Dagoma. Finalement, le PS ne peut être satisfait que dans la 15e circonscription. L'ancienne ministre George Pau-Langevin a recueilli le plus de votes. L'absence d'un candidat La République En Marche pourrait expliquer cela.

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Les bastions parisiens de la droite, à l'ouest et au centre de la ville, ne sont donc pas épargnés. L'exemple le plus frappant s'observe dans la 14e circonscription. Claude Goasguen, élu dès le premier tour en 2012 avec 58% des voix, est cette fois devancé (44,20% contre 37,99%) par Valérie Bougault-Delage (REM).

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