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Législatives 2017 : Valls, "candidat de la majorité", "En Marche !" temporise, le PS consterné

ÉCLAIRAGE - "Nous nous retrouvons dans la plupart des propositions du projet qu'Emmanuel Macron porte", a indiqué Manuel Valls.

Manuel Valls et Emmanuel Macron, le 20 mai 2016
Manuel Valls et Emmanuel Macron, le 20 mai 2016
Crédit : PHILIPPE DESMAZES / AFP
Marie-Pierre Haddad

Manuel Valls l'affirme sans détour : pour les élections législatives, l'ancien premier ministre est "candidat de la majorité présidentielle". À l'antenne de RTL ce mardi 9 mai, il a expliqué que le Parti socialiste tel qu'on le connaît "est mort", et qu'il doit se "dépasser". "Comme j'invite d'ailleurs tous les députés sortants, les progressistes, ceux qui ont appelé à voter Emmanuel Macron avant le premier tour, ceux qui souhaitaient sa victoire, moi je serai candidat de la majorité présidentielle, et souhaite m'inscrire dans ce mouvement qui est le sien, La République En Marche". 

Manuel Valls se définit comme un "républicain, parce que je suis un homme de gauche, parce que je reste un socialiste, je ne vais pas renier 30 ans de ma vie politique, parce que j'ai exercé les responsabilités, parce que je sais que gouverner la France c'est difficile, je ne suis pas en embuscade. Je veux la réussite d'Emmanuel Macron. Parlons franchement : nous nous retrouvons dans la plupart des propositions du projet qu'Emmanuel Macron porte, oui ou non ? Oui". 

Une réponse timide d'"En Marche !"

L'annonce de Manuel Valls a été accueille avec une certaine tiédeur du côté du camp Macron. Le porte-parole de La République En Marche, Benjamin Griveaux, a précisé sur Europe 1 que "la bannière sur laquelle les candidats aux législatives iront s'appelle La République En Marche (...) la procédure est la même pour tout le monde, il lui reste 24 heures", a-t-il ajouté. L'accueil n'est guère meilleur du côté du Parti socialiste. Jean-Christophe Cambadélis a déclaré : "Ça, c'est impossible", à propos du fait d'avoir sa carte d'adhérent du Parti socialiste et briguer une investiture La République En Marche. Le premier secrétaire du Parti socialiste estime qu'il faut faire cela "très gentiment et très calmement". 

Dans le cas de ceux qui visent une double appartenance, ils "veulent s'affirmer contre le gouvernement alors qu'il n'est pas encore constitué, qu'ils restent au Parti socialiste. S'ils veulent faire autre chose, qu'ils le disent, mais ça ne représente que 5% du Parti socialiste. Si certains veulent partir ou se singulariser qu'ils le fassent et nous laissent travailler", a expliqué. 

"Il n'est plus socialiste"

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Plusieurs élus socialistes ont considéré pour leur part que l'ancien premier ministre s'était de lui-même placé en retrait du parti. "Il a lui-même clarifié sa situation. Les choses sont claires, il n'est plus socialiste", a jugé Marie-Noëlle Lienemann, l'eurodéputé Guillaume Balas, proche de Benoît Hamon, considérant que Manuel Valls "a décidé de lui-même de quitter le Parti socialiste" et "ne peut pas rester au Parti socialiste". Proche de l'ancien Premier ministre mais critique de ses positions ces derniers mois, Luc Carvounas a "regretté" son souhait d'être candidat de La République en marche. "Je suis progressiste réformiste mais aussi socialiste attaché à son Parti et ses valeurs.

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