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Législatives 2017 : Macron "manque de bienveillance envers Valls", selon Baroin

Manuel Valls a déclenché une véritable polémique en annonçant sa candidature sous l'étiquette La République En Marche. En conférence de presse, François Baroin l'a défendu.

Emmanuel Macron et Manuel Valls, le 7 octobre 2014 devant l'Élysée.
Emmanuel Macron et Manuel Valls, le 7 octobre 2014 devant l'Élysée.
Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
Clémence Bauduin & AFP

Le nouveau président manquerait-il de bienveillance envers l'ancien Premier ministre ? C'est en tout cas ce qu'estime François Baroin. Le chef de file des Républicains pour la campagne des législatives a déclaré mercredi 10 mai, lors d'une conférence de presse sur le projet LR/UDI, que le président élu, Emmanuel Macron, "manque de bienveillance" envers Manuel Valls

"Envers Manuel Valls, je trouve que ça manque de bienveillance puisque ça semble avoir été un terme assez à la mode au cours des dernières semaines", a ironisé François Baroin, dans une allusion à l'un des termes de prédilection d'Emmanuel Macron au cours de sa campagne. "Je ne trouve pas très bienveillant la façon dont on traite un ancien Premier ministre", une façon "radicalement différente de l'aimable sourire offert pendant plusieurs mois de sa campagne présidentielle", a lancé l'ancien responsable du "rassemblement politique" de la campagne de François Fillon.

Un avertissement aux élus LR et UDI

Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI présent à la conférence de presse, n'a pas contredit son allié LR. "Le discours du mouvement du président de la République semble très ouvert mais en réalité traduit une fermeture assez grande. La mésaventure de Manuel Valls montre une réaction brutale envers quelqu'un qui manifestement avait envie de travailler avec le président de la République", a-t-il pour sa part estimé.

"Cela doit servir de leçon. Abandonner ses idées, abandonner sa formation, c'est en réalité le meilleur moyen de se faire claquer la porte au nez et d'éviter la recomposition politique dont tout le monde parle", a-t-il poursuivi Lagarde, dans un avertissement à peine dissimulé aux élus LR ou UDI qui voudraient rallier le camp Macron.

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Jean-Paul Delevoye, président de la commission d'investitures de la République en marche, a affirmé ce même mercredi 10 mai que Manuel Valls ne remplissait pas, "à ce jour", les conditions d'une investiture pour les législatives, comme il en a fait la demande.

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