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Législatives 2017 : les défis de Macron et d'"En Marche !" face aux Républicains et au PS

ÉCLAIRAGE - Emmanuel Macron a assuré que les élus qui "se présentent sous l'étiquette du Parti socialiste, auront face à eux un candidat de la majorité présidentielle".

Emmanuel Macron devant la Pyramide du Louvre, le 7 mai 2017
Emmanuel Macron devant la Pyramide du Louvre, le 7 mai 2017
Marie-Pierre Haddad

Comment vont se dérouler les élections législatives pour "En Marche !" ? Et pour les socialistes qui souhaiteraient soutenir le mouvement ? Selon Emmanuel Macron, la réponse se trouve dans la "majorité présidentielle". À l'époque où il était candidat, le président élu a répété à de nombreuses reprises qu'il fallait être "clair" : "Ils devront s'inscrire aux législatives sous la majorité présidentielle", a-t-il expliqué à l'antenne de RTL, vendredi 5 mai. 

Dans l'hypothèse où Manuel Valls souhaite se présenter aux élections législatives, Emmanuel Macron a indiqué : "Je ne demande à personne de déchirer sa carte, parce qu'à titre personnel les gens peuvent toujours garder des engagement (...) C'est simple, s'il (Manuel Valls) se présente sous l'étiquette du Parti socialiste, il aura face à lui un candidat de la majorité présidentielle. S'il se soumet à la procédure de la Commission nationale d'investiture présidée par Jean-Paul Delevoye, il peut être, comme d'autres responsables politiques l'ont déjà fait, investi". Il laisse ainsi au Parti socialiste et aux Républicains le soin de trancher l'avenir des élus qui souhaitent s'engager aux côtés d'"En Marche !". Il rappelle néanmoins que "ni Les Républicains ni le Parti socialiste ne sont dans la majorité présidentielle".

Une avance "pour le parti présidentiel"

Dans les colonnes du Parisien, Emmanuel Macron précise que "les investitures seront officialisées en tout début de semaine" et ne peut s'empêcher de souligner que le "nombre de candidats, dans les partis traditionnels, auront un problème de cohérence parce qu'il y a une recomposition de la vie politique. J'ajoute qu'il y a toujours une avance pour le parti présidentiel. Les Français ne déjugent pas six semaines après l'élection présidentielle. Il y a, enfin, particulièrement dans cette élection, un très gros renouvellement lié à la réforme de non-cumul des mandats, ce qui favorise l'émergence de forces politiques nouvelles"

Du côté des Républicains, François Baroin, chef de file pour les élections législatives, a menacé les élus qui "se rapprochent du Front national" pour la présidentielle, tout comme ceux qui "se rapprochent de Macron", à l'antenne de RTL. "La règle va être très claire : tous ceux qui se rapprochent du Front national seront exclus, pour la présidentielle et pour les législatives. J'ajoute que tous ceux qui se rapprochent de Macron avant les législatives : même tarif. Nous allons avoir une plateforme gouvernementale, nous allons offrir un projet de redressement et d'alternance sans équivoque, nous allons mener une campagne qui sera au fond la mère des batailles. Emmanuel Macron a gagné la bataille de l'ambiguïté. Il perdra la bataille de la clarté", expliquait-il.

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