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Législatives 2017 : la grande machine à cash des partis politiques

ÉDITO - Le second tour des législatives n'est pas encore bouclé que les trésoriers des partis politiques font déjà leurs comptes.

Législatives 2017 : la grande machine à cash des partis politiques
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Législatives 2017 : la grande machine à cash des partis politiques
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Loïc Farge
Loïc Farge

Les législatives sont la grande machine à cash des partis politiques. La loi prévoit depuis 1988 le financement de la vie démocratique du pays. Le système est très cadré : il suffit de recueillir 1% des suffrages dans 50 des 577 circonscriptions pour récolter 1,42 euro par bulletin. Puis, pour chaque élu encarté, 37.780 euros par an. Toutes les formations politiques ont déjà, grâce aux projections des instituts de sondages, une idée précise des budgets dont elles vont disposer pour les cinq ans qui viennent.

Pour les deux grands partis traditionnels, les socialistes et la droite républicaine, ce sera une diète sévère. Pour le PS, l'évaporation des voix et la disparition de 250 élus devrait se traduire par une perte de 90 à 100 millions d'euros sur la législature. Pour ne pas sombrer, il va falloir licencier des permanents et probablement hypothéquer son superbe siège de la rue de Solférino.

Pour le parti Les Républicains, déjà plombé de 50 millions d'euros par le dossier Bygmalion, le manque gagner s'annonce tout aussi violent : avec un score de 3,5 millions de voix contre 7 millions en 2012, ce sont 25 millions de recettes qui s’évaporent en cinq ans. Et si son contingent d'élus se rétrécit de 100 députés, ce sera 18,5 millions pour la mandature : au total, une baisse de trésorerie de 43 millions entre deux législatures.

Nouveau record pour REM

C'est donc La République En Marche le grand gagnant. Sa trésorerie va gonfler à proportion du nombre de ses élus. Quatre cents députés, c'est une manne de 75 millions à laquelle s'ajouteront les cotisations des députés. Plus de 9 millions de voix, c'est 45 millions pour le mandat. Au total de 110 à 120 millions. Un autre record pour une organisation politique qui n'a qu'un an d'existence.

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On notera que l’autre dernier-né, la France insoumise, va disposer d’une belle assise financière : 20 à 25 millions de financements publics lui sont quasiment assurés. Quant au Front national, à la déception des résultats devrait s'agréger un revers financier. Déjà sur le fil du rasoir avec une dette de 9 millions d'euros, la perte de 500.000 voix va sérieusement réduire ses financements.

Enfin, on découvre au passage que la formation qui a présenté le plus de candidats est celle de François Asselineau (Union Populaire Républicaine). Peut-être pas uniquement pour défendre son programme présidentiel.

Le bloc notes

Les entreprises retrouvent goût à la Bourse : dix sociétés françaises se sont introduites sur le marché parisien depuis janvier 2017.

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