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Législatives 2017 : Hollande demande à ses ministres de "rester ensemble"

Le président sortant avait convié tous ses ministres à l'Élysée, pour suivre la soirée électorale du second tour. L'épineuse question des prochaines législatives a été abordée.

Bernard Cazeneuve et François Hollande, à l'Élysée en décembre 2016
Bernard Cazeneuve et François Hollande, à l'Élysée en décembre 2016
Crédit : PATRICK KOVARIK / AFP
Léa Stassinet

Emmanuel Macron à peine élu président de la République, le regard est déjà tourné vers les prochaines législatives, qui auront lieu les 11 et 18 juin prochain. Le sujet est sur toutes les lèvres, et a été évoqué au soir du dimanche 7 mai par François Hollande. À l'occasion du second tour, celui qui est encore Président pour quelques jours avait réuni autour de lui "une vingtaine de ministres" à l'Élysée pour suivre la soirée électorale, selon Paris Match

Après s'être réjoui du score de celui qui a partagé par le passé de nombreux conseils des ministres, le ton s'est fait plus grave lorsqu'il a fallut parler de la prochaine échéance électorale. Le Parti socialiste, qui n'a pas su peser dans cette élection présidentielle, avec seulement 6,36% des voix recueillies par Benoît Hamon, sort très affaibli de ce scrutin présidentiel. 

On ne choisit pas. On est pour la réussite du prochain quinquennat, mais il faut rester ensemble

François Hollande

Les ministres présents ont alors interrogé François Hollande sur la ligne à adopter pour les prochaines semaines. Deux options se posent désormais : s'allier à La République En Marche et appartenir à la majorité présidentielle ou continuer seuls. François Hollande ne tranche pas vraiment et aurait affirmé "en substance" selon l'hebdomadaire : "On ne choisit pas. On est pour la réussite du prochain quinquennat, mais il faut rester ensemble", ce qui voudrait dire ne pas se dissoudre dans la future majorité que constituera le fondateur de La République En Marche (REM).

Une consigne qui n'a pas plu à tous les ministres présents. Le secrétaire d'État Jean-Marie Le Guen, chargé du Développement, de la Francophonie et des Français de l'étranger a montré sa désapprobation. Ce proche de Manuel Valls, qui avait déjà affiché sa préférence pour Emmanuel Macron en janvier dernier aurait déclaré : "Je ne suis pas d'accord. Il y a une dynamique pour Macron. Il faut être dans la majorité. On n'a pas le rapport de force en notre faveur pour rester sur le côté !". Même son de cloche du côté de Ségolène Royal, qui a salué auprès de l'AFP "la victoire de l'audace, de l'imagination et d'une nouvelle espérance, en particulier pour les jeunes générations". 

Pour Royal, il faut construire "une majorité présidentielle et parlementaire"

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La ministre de l'Écologie a estimé que "le temps est venu de travailler ensemble" et de "construire une majorité présidentielle et parlementaire". Elle a en revanche déclaré que le moment de dire si elle appartiendrait à cette nouvelle majorité présidentielle "n'était pas venu". D'autres ministres, comme par exemple Najat Vallaud-Belkacem, veulent au contraire affirmer leurs différences avec le mouvement d'Emmanuel Macron. La ministre de l'Éducation a dit sur France 2 "vouloir porter ses désaccords" avec le nouveau président élu "à l'Assemblée nationale, au nom de la gauche". "Il est hors de question que je quitte le Parti socialiste", a-t-elle ajouté. Elle trouvera donc sur sa route un candidat de "La République en marche" à Villeurbanne, où elle compte se présenter aux législatives. 

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