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Législative partielle dans le Doubs : en 2011, Nicolas Sarkozy avait choisi... de ne pas choisir

ÉCLAIRAGE - L'UMP attend la consigne de vote de son président à la veille du second tour de la législative partielle qui opposera le FN au PS. En 2011, il avait choisi la stratégie du "ni-ni".

Nicolas Sarkozy face aux nouveaux adhérents de l'UMP le 17 janvier 2015.
Nicolas Sarkozy face aux nouveaux adhérents de l'UMP le 17 janvier 2015. Crédit : LIONEL BONAVENTURE / AFP
Romain Renner
Romain Renner
Journaliste RTL

L'UMP, le Parti socialiste et le Front national sont aux aguets. Suspendus aux lèvres de Nicolas Sarkozy, les dirigeants et militants de ces trois partis attendent la consigne de vote du président de la première formation d'opposition dans le cadre du second tour de la législative partielle qui se tiendra dans le Doubs, le 8 février prochain.

Éliminée, l'UMP doit choisir entre la peste et le choléra : appeler à voter PS pour former le fameux "front républicain" si souvent évoqué dans l'histoire récente de la Vème République ou opter pour le "ni-ni". Une stratégie qui consiste à ne pas s'allier avec le Front national tout en évitant soigneusement de donner sa voix au Parti socialiste.

Le "ni-ni" de 2011

En pareille situation, en 2011, Nicolas Sarkozy, alors président de la République, choisira cette seconde option dans le cadre des 204 duels FN/PS des élections cantonales. Il sera suivi par Jean-François Copé, président du parti, mais désapprouvé par son premier ministre, François Fillon et des personnalités telles que Gérard Larcher et Nathalie Kosciusko-Morizet.

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L'UMP tente alors de ménager son électorat passé au Front national en ne le rejetant pas totalement tout en se préservant de l'attaque "UMPS" si souvent brandie par le parti de Marine Le Pen. Mais sans alliance avec la gauche, le premier parti d'opposition s'expose, en cas de victoire frontiste, à subir la réplique du PS, qui l'accusera d'avoir laissé gagner un candidat FN.

L'appel anti-FN de 2009

Alors qu'il doit se prononcer mardi 3 février, Nicolas Sarkozy aurait l'intention, selon certaines sources, de poursuivre dans la voie du "ni-ni". Si cette position est celle de l'UMP depuis plus de trois ans, elle n'a pas toujours été celle de son président.

En 2009, en pleine municipale partielle à Hénin-Beaumont, l'UMP n'appellera pas à la formation d'un front républicain mais donnera, plus subtilement, "une consigne de vote pour un candidat républicain"S'en suivra un communiqué qui ne laisse toutefois aucune place au doute : "L'UMP ne veut pas l'élection de la liste Front national d'Hénin-Beaumont. Elle appelle donc les électeurs à choisir le candidat divers gauche et républicain, Daniel Duquenne".

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