1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Le sous-préfet des Alpes-Martimes contredit Christian Estrosi au sujet des fichés S dans les délégations officielles

Le sous-préfet des Alpes-Martimes contredit Christian Estrosi au sujet des fichés S dans les délégations officielles

REPLAY - François-Xavier Lauch dément que des personnes fichées S aient bénéficié de facilités en arrivant à l'aéroport de Nice.

Christian Estrosi le 2 septembre 2015.
Christian Estrosi le 2 septembre 2015.
Crédit : VALERY HACHE / AFP
Le sous-préfet des Alpes-Martimes contredit Christian Estrosi au sujet des fichés S dans les délégations officielles
01:44
Aymeric Parthonnaud
Aymeric Parthonnaud
Journaliste

Interrogé sur l'ouverture d'une mosquée à Nice ce jeudi 7 avril sur RTL, le maire de la ville Christian Estrosi a révélé que "des personnes en provenance d'Arabie Saoudite ou d'autres États de la péninsule arabique bénéficient à leur arrivée à l'aéroport international de Nice d'une exemption d'inspection et de filtrage (...) Chaque année, plusieurs dizaines d'entre eux bénéficient de ce privilège. Ils entrent et sortent sans contrôle sur le tarmac de nos aéroports".

S'il se dit d'accord pour "que l'on accorde à Barack Obama ou la reine d'Angleterre" de telles autorisations de circulation, Christian Estrosi assure que ces individus "ne sont ni diplomates ni présidents". Il s'agirait même, selon lui, de personnes fichées par les services de renseignement français. Il clame avoir la preuve que ces pratiques ont "conduit en août dernier à laisser passer deux personnes fichées S sans aucun contrôle, et en toute impunité, dans un convoi de l'Arabie Saoudite".

Une personne fichée S n’est pas interdite pas de circuler

"Il n’y a pas eu, lors de la période indiquée par Christian Estrosi, ni durant le reste de l’année 2015, de personnes fichées S qui ont bénéficié de facilités à leur arrivée à Nice au sein d’une délégation officielle", a déclaré François-Xavier Lauch, sous-préfet des Alpes-Maritimes. Dans les colonnes de nos confrères de Nice-Matin, le haut fonctionnaire précise : "Toutes les personnes demandant à bénéficier de ces facilités à l’atterrissage passent par le crible du ministère des Affaires Étrangères avant de décoller. Les demandes nous parviennent ensuite et nous avisons au regard des informations qui nous sont fournies. Étant entendu qu’une fiche S n’interdit pas de circuler. En revanche, les personnes étant fichées comme telles passent obligatoirement par des procédures d’inspections filtrage renforcées".

Pour savoir que quelqu'un fait l'objet d'une fiche, il faut fatalement le contrôler. Cela ne ne se devine pas. Christian Estrosi fait référence à une procédure assez répandue qui permet d'exempter certains dignitaires et leur délégation de contrôle poussé lors de leur arrivée sur un aéroport. Une pratique qui existe à Nice comme ailleurs. On transmet une liste de personnes et charge ensuite aux gendarmes ou à la police aux frontières présents sur l'aéroport de simplement vérifier que la liste correspond bien aux personnes qui descendent de l'avion. Enfin, une fiche S n'est pas un mandat d'arrêt, c'est justement un document qui permet aux policiers et au services de renseignement de suivre les déplacements et les fréquentations d'une personne suspecte sans en avertir l’intéressé. Les fichés S ne sont pas des fugitifs, simplement des personnes à surveiller discrètement.

La rédaction vous recommande
Sur les thématiques :

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/