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Loi Travail : le recours au 49.3 prouve que "le gouvernement n'a pas de majorité parlementaire naturelle", selon Alain Duhamel

REPLAY / ÉDITO - Pour l'éditorialiste, cela marque la scission du parti socialiste chez les parlementaires.

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Le recours au 49:3 prouve que "le gouvernement n'a pas de majorité parlementaire naturelle", selon Alain Duhamel Crédit Image : Damien Rigondeaud | Crédit Média : Alain Duhamel | Durée : | Date : La page de l'émission
La Semaine Politique - Duhamel
Alain Duhamel Journaliste RTL

Alors que la polémique enfle autour du recours au 49:3 par Manuel Valls dans le vote de la Loi Travail, Alain Duhamel estime que la décision du Premier ministre est "tout à fait justifiée". En effet, "c'est un article de la Constitution, qui est fait pour être appliqué et qui s'applique exactement au type de situations qu'on connaît aujourd'hui."

Au-delà de l'aspect légal, le passage en force de Manuel Valls est rendu nécessaire par l'opposition des députés frondeurs du Parti socialiste, selon Alain Duhamel. "Au nom de quoi, 40 députés frondeurs obligeraient-ils un gouvernement à changer d'orientation", demande-t-il ? Et puis, depuis le début du débat, le texte "a été suffisamment édulcoré, retaillé, rééquilibré". Le résultat actuel est "modeste", voire "décevant", et n'a plus rien à voir avec le projet de réforme initial tant contesté.

Le gouvernement n'a plus de majorité et le président n'a plus de parti

Il n'empêche, même si ce recours au 49:3 est justifié, il ne pourra pas avoir de bonnes conséquences pour le gouvernement. Déjà parce que cet épisode montre que "le gouvernement n'a pas de majorité parlementaire naturelle". Ce qui signifie qu'il n'y aura plus de réforme pendant un an et que "le président n'a plus de parti". "On a deux Partis socialistes, un qui est gouvernemental et un autre anti-gouvernemental."


Avec ce passage en force, l'exécutif va aussi finir de se mettre à dos les Français, qui auraient de toute manière critiqué un désistement du gouvernement sur ce projet. "Ne pas gouverner ou gouverner mal, on ne peut pas dire que ce soit une alternative", résume Alain Duhamel. Cette situation est donc un pas de plus vers l'alternance en 2017. Cependant, l'éditorialiste s'interroge sur les aspirations des Français qui s'inquiètent de voir passer une loi bien moins à droite que le programme des candidats favoris chez les Républicains. La leçon à en tirer, c'est que "les Français ont envie d'une alternance, mais n'ont pas envie de changement."

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