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Le PS veut lutter avec les Républicains contre une énième venue de Marine Le Pen dans "Des Paroles et des Actes"

Jean-Christophe Camabdélis a écrit à Nicolas Sarkozy afin qu'ils saisissent ensemble le CSA après la cinquième invitation de la présidente du FN.

Marine Le Pen sur le plateau "Des Paroles et des Actes", le 11 avril 2012
Marine Le Pen sur le plateau "Des Paroles et des Actes", le 11 avril 2012
Aymeric Parthonnaud
Aymeric Parthonnaud
et AFP

C'est l'union sacrée sur le champ de guerre médiatique. Socialistes comme Républicains ont à nouveau protesté mercredi 21 octobre 2015 contre l'invitation de Marine Le Pen pour la cinquième fois à l'émission politique phare de France 2, Des Paroles et des Actes (DPDA), jeudi 22 octobre. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a écrit au président des Républicains, Nicolas Sarkozy, pour lui proposer qu'ils saisissent ensemble le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) pour protester contre cette énième invitation sur 36 émissions. L'entourage de Nicolas Sarkozy a fait savoir que l'ancien président de la République avait parlé avec Jean-Christophe Cambadélis et qu'ils "partagent la même analyse".

Alors que la présidente du Front national est candidate aux régionales dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, "cette nouvelle invitation introduit une distorsion dans l'équité médiatique, qui plus est au profit d'un mouvement d'extrême droite. Ceci au moment où dans toute l'Europe, ces mouvements ont le vent en poupe. Voilà pourquoi je vous propose que nous saisissions ensemble le CSA" , écrit Jean-Christophe Cambadélis. Une question "tout à fait légitime" pour Manuel Valls, interrogé par le porte-parole des Républicains Sébastien Huyghe à l'Assemblée nationale lors des questions au gouvernement.

Manuel Valls préfère le débat

Cette invitation à une heure de grande écoute intervient quelques jours avant que démarre l'obligation d'équité entre les candidats. "Il y a un Conseil supérieur de l'audiovisuel qui doit être saisi pour faire respecter précisément l'équité entre les candidats aux différentes élections régionales", a déclaré le Premier ministre, avant d'ajouter : "Je crois que nous pouvons tous nous mettre d'accord là-dessus". "En même temps, il faut débattre et le choix du gouvernement, de la majorité, c'est débattre", a argumenté le chef du gouvernement en référence à la participation de Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, à la partie débat de l'émission. 

Bruno Le Roux (PS) a, lui, dénoncé "une grande complaisance envers le FN. À l'évidence, soit il y a eu une décision tranchée, soit ils (les responsables de l'émission, ndlr) n'y ont pas suffisamment réfléchi. Nous avons proposé à France 2 que Pierre de Saintignon et Xavier Bertrand participent à cette émission et cette proposition a été rejetée" s'est-il indigné. Sur Twitter, les partisans de Marine Le Pen ont défendu leur présidente :

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"De quoi débattent les députés 'UMPS' à l'Assemblée nationale ? Marine Le Pen dans DPDA ! La caste en état de panique totale s'enfonce dans le ridicule", a aussi lancé Nicolas Bay, secrétaire général du parti. L'invitation de Marine Le Pen sur France 2 suscite les protestations de ses adversaires aux régionales, même si le temps d'antenne du FN, monopolisé par Marine Le Pen et Florian Philippot, reste beaucoup plus faible que ceux du PS et des Républicains. Concurrent de Marine Le Pen aux régionales, Xavier Bertrand avait déjà protesté auprès de la direction de France 2, le 15 octobre. 

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