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Le Pen, Sarkozy... Chaque politique a trouvé son compte dans la victoire de Trump

ÉCLAIRAGE - Enthousiasmés ou déçus par l'élection de Donald Trump, les politiques français ont avancé des arguments qui résonnent avec la campagne pour la présidentielle de 2017.

Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Jean-Luc Mélenchon
Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Jean-Luc Mélenchon
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Donald Trump succédera à Barack Obama à la Maison Blanche. La défaite d'Hillary Clinton et l'élection du milliardaire à la tête des États-Unis ont produit un choc chez les démocrates. Au lendemain de l'annonce des résultats, la candidate démocrate a tenu un discours où elle reconnaît le côté "douloureux" de la situation, mais "espère" que Donald Trump "va réussir en tant que président de tous les Américains". C'est aussi dans une démarche d'apaisement que l'actuel président a déclaré : "Nous souhaitons tous un succès pour rassembler et diriger les Américains".

Cependant, la victoire du candidat républicain n'a pas été célébrée par tous les Américains. Des manifestations se sont improvisées dans les rues de New York et ont convergé vers la Trump Tower. Selon le New York Times, la police a arrêté quinze personnes. À Los Angeles aussi, les anti-Trump ont même été jusqu'à brûler une effigie du futur président des États-Unis. En France, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon mais aussi François Hollande ou encore Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, ont commenté la victoire de Donald Trump. 

Le Pen vante la surprise dans l'élection de Trump

L'élection du nouveau président des États-Unis, qui a fait mentir tous les sondages et les projections, a un écho en France. Les candidats à la primaire de la droite et du centre et à l'élection présidentielle y ont trouvé là un exemple qui vient servir leurs arguments présidentiels. Marine Le Pen a été l'une des rares personnalités politiques françaises a saluer sa victoire. Sur Twitter, la présidente du Front national a écrit : "Félicitations au nouveau président des États-Unis Donald Trump et au peuple américain, libre !". Faire mentir les sondages, se présenter contre le système... La stratégie de Donald Trump, ainsi que ses idées, font un parallèle avec la situation de la fille de Jean-Marie Le Pen. Le vice-président du parti, Steeve Briois, explique sur Twitter : "Tout le système s'est mobilisé contre Trump (...) Ça vous rappelle pas quelqu'un ?".

Sarkozy mise sur les erreurs des sondeurs

Chez Les Républicains, Nicolas Sarkozy, deuxième des sondages derrière Alain Juppé, voit aussi une opportunité dans l'élection de Donald Trump. L'ancien chef de l'État juge que les résultats de la présidentielle aux États-Unis sont un "refus d'une pensée unique qui refuse de voir la réalité du rejet d'un commerce mondial qui n'est ni loyal, ni équitable, une pensée unique qui ne voit pas l'exigence des peuples à propos de la maîtrise de l'immigration et du respect des frontières, cette pensée unique qui ignore la nécessité des mesures difficiles qu'il y a à prendre pour protéger les citoyens du terrorisme islamiste".

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Ses soutiens soulignent que "les sondages ne sont pas les suffrages. Le secret des urnes a cela de merveilleux que son verdict reste imprévisible", comme l'explique Christian Estrosi. Le Figaro rapporte aussi les déclarations de Nadine Morano, qui indique que "quand les médias veulent imposer leur choix, le peuple leur inflige la raclée par les urnes". En meeting à Meyzieu, Nicolas Sarkozy déclare : "Je me disais en entendant certains commentateurs c'est curieux, ils ne comprennent jamais. C'étaient les mêmes qui nous expliquaient la veille au soir que le Brexit ne passerait pas et qui, le matin, avaient la gueule de bois parce que le Brexit était passé (...) Je n'ai pas à porter de jugement sur le vote des Américains et, que l'on aime ou pas monsieur Trump, il a été élu. Nous devons respecter ce choix, ce n'est pas à nous de choisir, et le choix des Américains est par définition le bon choix puisque c'est le choix démocratique", comme le rapporte Le Point.

Juppé refuse d'y voir des situations similaires

De son côté, Alain Juppé riposte. Invité de l'émission Territoires d'infos diffusée sur Sud Radio et Public Sénat, le favori des sondages indique : "N'essayons pas de transposer ce qui s'est passé aux Etats-Unis pour le 20 ou le 27 novembre (...) La façon dont certains essaient de récupérer ce qui s'est passé aux États-Unis est ridicule (...) Je pense au Front national, je pense aussi à certains de mes concurrents". 

D'après lui, il estime que la "première récupération" est de dire que "les sondages ça ne veut rien dire". "Très bien. Tout le monde le sait que les sondages ne sont pas prédictifs, que ce n'est pas un pronostic (...) Je ne suis pas Hillary Clinton. Et qui est Trump, chez nous ? (...) Soyons sérieux il faut tirer les conséquences de cette élection, il faut écouter la colère de ceux qui se sentent complètement abandonnés, mais en tirer des conséquences simplement sur le plan des personnalités, c'est ridicule", a-t-il affirmé. La deuxième conséquence à retenir ? C'est que 'l'establishment' a été mis en cause (...) Soyons crédibles. Nicolas Sarkozy c'est pas 'l'establishment'? Arrêtons de faire des parallèles qui n'ont pas de sens". 

Jean-Luc Mélenchon a quant à lui estimé que la défaite d'Hillary Clinton était la conséquence des primaires. Sur Twitter, il a jugé que Bernie "Sanders aurait gagné. Les primaires ont été une machine à museler l'énergie populaire. Maintenant vite descendre du train fou atlantiste". À noter que le candidat à l'élection présidentielle se présente avec son parti La France insoumise, indépendamment de la primaire socialiste et de l'aval du Parti communiste français.

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