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"Le patronat rêve de Fillon, redoute Le Pen, s'accommoderait de Macron", selon Duhamel

ÉDITO - Pour l'éditorialiste, le programme économique de Marine Le Pen effraie les chefs d'entreprise quand celui de François Fillon les enchante.

Alain Duhamel
Alain Duhamel
Crédit : Damien Rigondeaud
"Le patronat rêve de Fillon, redoute Le Pen, s'accommoderait de Macron", pour Duhamel
03:12
La Semaine Politique - Duhamel
Alain Duhamel
Journaliste

Ce mardi 28 mars, les entrepreneurs du Medef recevaient notamment Marine Le Pen, Emmanuel Macron et François Fillon pour les auditionner sur leurs programmes présidentiels. La première des trois "ne pouvait pas convaincre [le Medef], elle le savait bien", explique Alain Duhamel, qui, s'il perçoit chez la présidente frontiste "une certaine audience auprès des petites entreprises, et à fortiori des artisans", distingue aussi le scepticisme extrême des "entreprises moyennes, des grandes entreprises et des banques". 

Parmi les blocages ciblés par l'éditorialiste, "le fait que les chefs d'entreprise, et surtout des grandes entreprises, ont envie et besoin de visibilité, de stabilité et pas du tout d'affrontements ou de chaos."

Dans un second temps, Alain Duhamel affirme que "le patronat rêve de François Fillon", estimant que "sa politique, c'est ce dont ils rêveraient, ce à quoi ils rêvent, d'ailleurs. Simplement, d'une part, ils ne sont pas du tout surs qu'il puisse gagner, et d'autre part, ils ne sont pas du tout surs, s'il gagnait, qu'il pourrait mettre sa politique économique en application sans difficultés sociales majeures, que les chefs des grandes entreprises ne souhaitent absolument pas."

Enfin, le journaliste analyse qu'"Emmanuel Macron est beaucoup plus" Medef-compatible "que Marine Le Pen et nettement moins que François Fillon". "D'abord, il a son hémisphère de gauche en matière de sécurité, d'immigration, de mœurs, etc. A priori, ça ne les emballe pas", estime Alain Duhamel. "En revanche, sur le plan économique, rien n'est rédhibitoire. Ils ont déjà travaillé avec lui comme ministre des Finances ou comme banquier, ils le connaissent, ils savent ce qu'ils souhaitent, ils sont conscients du fait qu'au fond, il aurait voulu aller beaucoup plus loin dans le sens d'une politique de l'offre", ajoute l'éditorialiste.

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Résumant sa pensée, Alain Duhamel explique finalement que "pour les chefs d'entreprise, François Fillon c'est le rêve, Marine Le Pen c'est ce qu'ils redoutent et Emmanuel Macron, ils s'en accommoderaient."

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