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Le maire de Grenoble réclame un "Grenelle de la sécurité urbaine"

La ville de Grenoble a été le théâtre, ces derniers mois, d'une série d'agressions violentes. Deux jeunes, dont un mineur, ont été mis en examen pour "assassinat" et placés en détention provisoire mercredi, dans le cadre du meurtre d'un jeune homme de 24 ans lundi probablement lié au trafic de stupéfiants. Le président de l'Association des maires de grandes villes de France (AMGVF) et député-maire PS de la préfecture de l'Isère, Michel Destot, a réclamé la "convocation d'un Grenelle de la sécurité urbaine", "sous la présidence du Premier ministre et avec les ministres de l'Intérieur et de la Justice" ainsi que les élus.

Serge Pueyo et Denis Girolami

"Aucune ville n'échappe à ce type de violence sur fond la plupart du temps de trafic de stupéfiants", a souligné Michel Destot dans un entretien avec l'AFP, au lendemain du meurtre d'un trafiquant de 24 ans dans le centre de Grenoble. Ce Grenelle permettrait de définir une "réponse coordonnée" à la violence "entre les élus locaux et les responsables nationaux", car "on rencontre les mêmes difficultés du fait notamment de la baisse des effectifs de police dans les grandes villes concernées par ce type de violences urbaines", a-t-il dit.

"Tout cela mériterait qu'au plus haut niveau, on s'en saisisse", a poursuivi le président de l'AMGVF, appelant à la convocation de ce "Grenelle de la sécurité urbaine" sous la présidence du Premier ministre et en présence des ministres de l'Intérieur, de la Justice et des élus concernés. "On ne peut pas se contenter de dire la délinquance baisse alors que dans le  même temps le sentiment d'insécurité augmente. Les agressions aux personnes progressent. Il faut absolument qu'on mette un terme à cette vague de violence", a-t-il souligné.

"Dimanche c'est à Paris, lundi c'est à Grenoble. On est dans une situation suffisamment préoccupante pour qu'il y ait une réaction d'ensemble au plan national", a-t-il insisté jugeant nécessaire de donner des moyens supplémentaires à la police et à la justice. "La lutte contre la violence dépendant essentiellement de l'Etat, il n'y a pas d'autres solutions que de nous tourner vers le gouvernement pour dire il est grand temps de nous donner les moyens de réagir à cela", a-t-il dit.

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